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 Il y a 100 ans naissait Attila József.

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Árpád
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MessageSujet: Il y a 100 ans naissait Attila József.   28.09.05 14:05

1905 11 ávril Naissance d'Attila József dans un
faubourg de Budapest,

1908 Le pčre quitte la famille pour s'expatrier en Roumanie.

1916 Premier počme d'Attila József dont nous ayons connaissance.

1919 La mčre meurt en décembre d'un cancer ŕ l'utérus. - L'adolescent emménage chez sa soeur aînée Jolán qui a épousé un avocat. (C'est elle que, dans ses lettres, Attila appelle «Lucie».)

1920 Aprčs avoir servi comme mousse ŕ bord d'un chaland sur le Danube, il est, ŕ partir de l'automne, élčve du lycée de Makó, petite ville du Sud de la Hongrie.

1922 Décembre : Parution de son premier recueil de počmes : le Mendiant de la beauté.

1923 Il passe le baccalauréat comme candidat libre.

1924 Janvier : il est inculpé de blasphéme á cause de son počme le Christ révolté. (C'est son premier procés de presse.)
Septembre : Attila József s'inscrit ŕ la Faculté des Lettres de l'Université de Szeged, avec, comme spécialités, le hongrois, le français et la philosophie.


1925 Conflit avec un de ses professeurs ŕ cause de son počme Coeur pur. Parution de son second recueil de počmes : Ce n'est pas moi gui crie. En automne, il se rend ŕ Vienne et s'inscrit ŕá l'Université.

1926 Retour, en été, ŕ Budapest. En automne, il se rend ŕ Paris et s'inscrit ŕ la Sorbonne.

1927 Parution, dans le numéro de février de la revue l'Esprit nouveau, de son počme intitulé Ombrage pâlot sous la peau. Il est, pour une brčve période, membre de l'Union Anarchiste Communiste.

1928 Commence ŕ traduire Villon.

1929 Il est, pour une brčve période, employé dans une maison d'exportation. Atteint de dépression nerveuse, il quitte son emploi pour vivre uniquement de sa plume. Parution de son troisičme recueil : Je n'ai ni pčre, ni mčre.

1930 Il adhčre au Parti Communiste hongrois dans la clandestinité. Il fait la connaissance de Judit Szántó, militante communiste, qui sera sa compagne pendant cinq ans.

1931 Parution de son recueil Abats les chęnes, dont les počmes servent directement l'action politique. Le Parquet fait saisir le recueil peu aprčs sa parution. Attila József est inculpé de tentative de subversion et d'atteinte ŕ la pudeur (ŕ cause de la traduction, publiée dans le recueil, de la Ballade de la grosse Margot de Villon). Début de son traitement psychanalytique.

1932 En collaboration avec d'autres écrivains hongrois, il publie une brochure pour protester contre l'exécution d'Imre Sallai et de Sándor Fürst, deux dirigeants du Parti Communiste. - Cette action lui vaut une nouvelle inculpation. Publication du premier et unique numéro de la revue Valóság (Réalité), dirigée par Attila József. Septembre : Gömbös Gyula devient président du Conseil des Ministres. Son gouvernement s'efforce d'instaurer un régime fasciste en Hongrie. Deux ans plus tard, Gömbös conclut avec Hitler une alliance secrčte qui lie le destin du pays ŕ celui de l'hitlérisme. Octobre : Publication du cinquičme recueil d'Attila József :la Nuit des faubourgs, prélude ŕ sa période de maturité poétique.

1933 Au début de l'année, relâchement de ses liens avec le Parti Communiste, en raison, notamment, de manque de compréhension avec lequel ses camarades ont accueilli le recueil la Nuit des faubourgs.
En été, il écrit Ode, počme d'amour, dédié ŕ une jeune femme dont il a fait la connaissance au cours d'un colloque d'écrivains.

1934 Il passe la premčére partie de l'année en province, dans la famille de sa soeur cadette, oÚ il achčve son grand počme Éveil. Il cesse de militer dans le Parti Communiste de Hongrie. Publie, sous le titre de Danse de l'ours, un recueil de počmes choisis.

1936 Mars : Création de la revue littéraire de gauche Szép Szó (Belle parole) dont Attila József est un des rédacteurs. Parution en mai, dans cette méme revue, de son počme en hommage ŕ Freud qui fętait ses quatre-vingts ans. En été, il se sépare de sa compagne, Judit. En tant que rédacteur de la revue, il fait la connaissance de Béla Bartók. Parution, en décembre, de son dernier recueil de počmes : Cela fait mal. Sa maladie s'aggravant, il entre en clinique ŕ la fin de l'année.

1937 Janvier : La rédaction de Szép Szó invite Thomas Mann, alors en exil, ŕ faire une conférence ŕ Budapest. Attila József écrit un poéme en son honneur, mais quelques heures avant la séance, la police en interdit la lecture. Au début de l'année, le počte fait un bref séjour en sanatorium. Au début de l'été, il écrit Ma Patrie, počme composé de plusieurs sonnets. Nouveau séjour en sanatorium, ŕ partir de la fin de l'été.

4 novembre. Ses soeurs le prennent avec elles a Balatonszárszó, espérant qu'il se rétablira plus facilement a la campagne.


3 décembre. Dans la soirée, il se jette sous un train et meurt.

Source : http://jozsefattila.fw.hu/jozsef_attila_fiatal_baloldal_ferencvaros_francaise.html

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MessageSujet: Re: Il y a 100 ans naissait Attila József.   28.09.05 14:53

Quelques photos ......

Maison natale de Attila József, Gát utca 3. Ferencváros, á Budapest.



József Attila avec sa mere et ses soeurs en 1908




..................................................

Pőcze Borbála, mere de József Attila





Sources images : http://www.mek.iif.hu , http://www.bibl.u-szeged.hu

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MessageSujet: Re: Il y a 100 ans naissait Attila József.   28.09.05 14:57




Quelques unes de ses oeuvres traduites:

Ma patrie
(Extraits)
VI
Devant le pauvre un riche est tout tremblant d'effroi,
Un pauvre est tout tremblant de peur devant le riche,
Car notre vie, c'est la crainte qui la dirige,
L'astuce également, mais l'espoir n'y est pas.

Aux paysans jamais il n'accorde de droits
Celui qui se nourrit du bon pain de leurs miches,
Et quant au journalier, maigre comme les friches,
Plutôt que de revendiquer, il se tient coi.

Un pauvre baluchon sur son dos se balance,
Lorsque l'enfant du peuple émerge et qu'il s'élance
Hors du sentier foulé pendant mille ans, dit-on.

Il cherche en quel bureau il peut faire l'affaire
Comme planton, lui qui devrait de son bâton
Frapper la tombe oů sont les restes de son pčre.

VII
Hongroise malgré tout, mais exilée chez elle,
Mon âme forme et clame un supręme dessein:
Que ma douce Patrie m'accueille dans son sein
Et que je puisse enfin ętre son fils fidčle.

Qu'un ours pataud traîne ŕ la chaîne qui le pčle,
Je n'accepterai pas que ce sort soit le mien.
Je suis počte. Enjoins au procureur au moins
De ne pas m'arracher ma plume dans son zčle.

Tu as donné des paysans ŕ l'océan.
Donne le sens humain aux hommes maintenant,
Donne au peuple magyar le génie de sa terre.

Qu'il ne soit pas la colonie des Allemands,
Ce pays. Que mes vers soient d'une beauté claire.
O ma patrie, fais qu'ils soient plus heureux, mes chants!
(1937.)


Adaptation de Guillevic


Arrow TISZTA SZÍVVEL

Nincsen apám, se anyám,
se istenem, se hazám,
se bölcsőm, se szemfedőm,
se csókom, se szeretőm.


Harmadnapja nem eszek,
se sokat, se keveset.
Húsz esztendőm hatalom,
húsz esztendőm eladom.


Hogyha nem kell senkinek,
hát az ördög veszi meg.
Tiszta szívvel betörök,
ha kell, embert is ölök.


Elfognak és felkötnek,
áldott földdel elfödnek
s halált hozó fű terem
gyönyörűszép szívemen.


1925. márc.



traduction de Guillevic:

Coeur pur

Je n'ai ni pčre, ni mčre
Pas de patrie, pas de Dieu,
Berceau ni linceul sur terre,
Maîtresse, baisers, ni feu.

Trois jours pleins que je ne mange
Ni beaucoup, ni moins, mais rien,
Mes vingts ans, je les échange,
Ma puissance, tout mon bien.

Qui donc les prendra? Personne.
Mais le diable les voudra.
Le coeur pur et l'âme bonne,
Voler, tuer, pourquoi pas?

On va venir et me prendre,
Me mettre en sol saint et clos,
Fatale, une herbe va prendre
Force dans mon coeur si beau....





MAMAN
1934

Voilŕ huit jours que je pense ŕ maman.
A chaque pas son image m'arręte.
Elle portait un grand panier grinçant
Et montait, leste, au dessus de ma tęte.

J'étais,en ce temps lŕ, tout d'une pičce,
Je ne cessais de hurler, de piaffer;
Que ce linge ŕ d'autres maman le laisse,
Que ce soit moi qu'elle emporte au grenier.

Mais elle étendait le linge luisant,
Montait, sans gronder, sans me regarder.
Le linge gonflé bruissait ŕ présent,
Je le voyais voler, tourbillonner.

Je ne me plaindrai plus.Il est trop tard.
Elle est maintenant géante ŕ mes yeux,
Ses cheveux gris sur le ciel sont épars.
Dans l'eau du ciel elle dissout le bleu.

traduction Guillevic/Gara




Pipacs

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MessageSujet: Complainte tardive   27.10.05 17:26

Voici une autre oeuvre traduite de Attila József


KÉSEI SIRATÓ


Harminchat fokos lázban égek mindig
s te nem ápolsz, anyám.
Mint lenge, könnyü lány, ha odaintik,
kinyujtóztál a halál oldalán.
Lágy őszi tájból és sok kedves nőből
próbállak összeállitani téged;
de nem futja, már látom, az időből,
a tömény tűz eléget.

Utoljára Szabadszállásra mentem,
a hadak vége volt
s ez összekuszálódott Budapesten
kenyér nélkül, üresen állt a bolt.
A vonattetőn hasaltam keresztben,
hoztam krumplit; a zsákban köles volt már;
neked, én konok, csirkét is szereztem
s te már seholse voltál.

Tőlem elvetted, kukacoknak adtad
édes emlőd s magad.
Vigasztaltad fiad és pirongattad
s lám, csalárd, hazug volt kedves szavad.
Levesem hütötted, fujtad, kavartad,
mondtad: Egyél, nekem nőssz nagyra, szentem!
Most zsiros nyirkot kóstol üres ajkad -
félrevezettél engem.

Ettelek volna meg!... Te vacsorádat
hoztad el - kértem én?
Mért görbitetted mosásnak a hátad?
Hogy egyengesd egy láda fenekén?
Lásd, örülnék, ha megvernél még egyszer!
Boldoggá tenne most, mert visszavágnék:
haszontalan vagy! nem-lenni igyekszel
s mindent elrontsz, te árnyék!

Nagyobb szélhámos vagy, mint bármelyik nő,
ki csal és hiteget!
Suttyomban elhagytad szerelmeidből
jajongva szült, eleven hitedet.
Cigány vagy! Amit adtál hizelegve,
mind visszaloptad az utolsó órán!
A gyereknek kél káromkodni kedve -
nem hallod, mama? Szólj rám!

Világosodik lassacskán az elmém,
a legenda oda.
A gyermek, aki csügg anyja szerelmén,
észreveszi, hogy milyen ostoba.
Kit anya szült, az mind csalódik végül,
vagy így, vagy úgy, hogy maga próbál csalni.
Ha kűzd, hát abba, ha pedig kibékül,
ebbe fog belehalni.

1935 / 1936. december



COMPLAINTE TARDIVE



Trente-six degrés de fičvre : je brűle
Et sans tes soins, maman,
Comme on fait allonger les filles sans scrupules,
la mort t’a étendue contre son flanc.
D’un doux automne et de femmes chéries
je tâche, maman, de te recréer ;
mais on n’échappe pas au temps qui fuit :
je brűle, ardent brasier.

J’allai en province (on était ŕ bout
au cours de l’aprčs guerre)
Budapest était sens dessus dessous
et męme du pain ne s’y trouvait gučre.
Sur un wagon, ŕ plat ventre couché,
je t’apportai des vivres, fils tętu :
du millet blanc, męme un poulet entier ;
et toi, tu n’étais plus.

Tu as donné aux vers tes doux tétons !
Tu m’as échappé, mčre !
Tes réprimandes, tes consolations
si chčres se révélaient mensongčres !
« Mange, c’est pour moi que tu grandiras ! »
Tu soufflais sur mon potage brűlant.
Vide, ta bouche mord dans l’humus moite et gras –
tu m’as trahi, maman !

J’aurais dű te manger !... Toi – non pas ton dîner !
L’ai-je demandé, moi ?
Pourquoi avoir lavé, le dos courbé ?
Pour qu’au fond d’une caisse il redevienne droit ?
Si une fois encor tu pouvais me rosser !
Je me rebifferais saisi d’un bonheur fou :
méchante, tu t’essaies ŕ ce non-exister !
Ombre, tu gâtes tout !

Ah, tu es plus gredine que ces femmes qui
nous mčnent par le bout du nez !
Tu as de tes amours, en fraude, omis
ta foi vivante en des cris enfantée !
Tzigane ! Tu me fis, me cajolant, des dons
pour les reprendre ŕ l’heure la derničre !
L’enfant a forte envie de pousser des jurons –
M’entends-tu ? Fais-moi taire !

…Mon esprit brouillé peu ŕ peu s’éclaire,
la légende est passée.
L’enfant ŕ jamais épris de sa mčre
reconnaît d’avoir été insensé.
Toujours nous serons fils insatisfaits ;
męme en leurrant les autres on se leurre :
qu’on lutte ou bien qu’on choisisse la paix,
il faut que l’on en meure.

Extrait du recueil « Complainte tardive » Počmes choisis adaptés par Georges Timár
Edition bilingue Balassi kiadó Budapest 1998


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MessageSujet: Születésnapomra   27.10.05 17:37

Encore un počme traduit de József Attila


SZÜLETÉSNAPOMRA



Harminckét éves lettem én -
meglepetés e költemény
csecse
becse:

ajándék, mellyel meglepem
e kávéházi szegleten
magam
magam.

Harminckét évem elszelelt
s még havi kétszáz sose telt.
Az ám,
Hazám!

Lehettem volna oktató,
nem ily töltőtoll koptató
szegény
legény.

De nem lettem, mert Szegeden
eltanácsolt az egyetem
fura
ura.

Intelme gyorsan, nyersen ért
a "Nincsen apám" versemért,
a hont
kivont

szablyával óvta ellenem.
Ideidézi szellemem
hevét
s nevét:

"Ön, amig szóból értek én,
nem lesz tanár e féltekén" -
gagyog
s ragyog.

Ha örül Horger Antal úr,
hogy költőnk nem nyelvtant tanul,
sekély
e kéj --

Én egész népemet fogom
nem középiskolás fokon
taní-
tani!


(1937. április 11.)


POUR MON ANNIVERSAIRE



Voilŕ que j’ai trente-deux ans –
ce počme est un compliment.
Quel beau
cadeau !

Dans un café, ŕ une table
je me surprends du remarquable
présent
présent.

Trente-deux ans derričre moi,
Mais pas deux cents pengoes par moi,
Hongrie
chérie !

J’aurais pu ętre pédago
au lieu d’user tant de stylos
en mec
ŕ sec.

Mais non : ŕ Szeged, de la fac
Me fit éjecter une attaque
d’un gars
gaga.

Pour mon počme Pas de pčre
déchaîna sur moi sa colčre.
L’épée
levée,

au nom de la Patrie, de Dieu,
il pesta contre moi, ce vieux
jésuite.
Je cite :

« Jamais, ma parole d’honneur,
vous ne deviendrez professeur ! »
Et l’homme
rayonne.

Est-ce une joie, Antal Horger,
que je renonce ŕ la grammaire ?
Voyons,
mon bon :

le peuple entier, toute la masse
suivra – pas sur des bancs de classes –
toujours
mes cours !

Extrait du recueil « Complainte tardive » Počmes choisis adaptés par Georges Timár
Edition bilingue Balassi kiadó Budapest 1998
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MessageSujet: Entendre Attila József   27.10.05 17:50

Vous pouvez entendre les textes suivants sur le net en MP3 :


Kései sirató : http://www.toutsurbudapest.net/IMG/mp3/Jozsef_Attila_-_13_-_Kesei_sirato.mp3

Születésnapomra : http://www.toutsurbudapest.net/IMG/mp3/Jozsef_Attila_-_18_-_Szuletesnapomra.mp3

Tiszta szívvel : http://www.toutsurbudapest.net/IMG/mp3/Jozsef_Attila_-_04_-_Tiszta_szivvel.mp3

Mama : http://www.toutsurbudapest.net/IMG/mp3/Jozsef_Attila_-_12_-_Mama.mp3



Szivárvány vous souhaite "bonne écoute".
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pipacs
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MessageSujet: Re: Il y a 100 ans naissait Attila József.   27.10.05 20:11



Attila Jozsef Aimez-moi : l'oeuvre poétique
Phébus (2005)



A l'occasion du centenaire de sa naissance, en Avril 2005 publication – pour la premičre fois en France – de la quasi-totalité de l’Śuvre poétique (et d’une bonne part de l’oeuvre en prose) d’Attila József, qui tient rang, aux côtés de Lorca, Trakl, Rilke, Apollinaire, parmi les premiers počtes du sičcle.
Réunis par Georges Kassai, spécialiste reconnu de l’śuvre, une pléiade de traducteurs-počtes… parmi lesquels on relčvera les noms de Cocteau, Tzara, Éluard, Guillevic, Rousselot, G.E. Clancier, Alain Bosquet, Jean Cayrol...



Présentation de l'éditeur:

On a voulu réunir ici pour la premičre fois en français l'essentiel du corpus " attilien " (plus de quatre cents počmes), en reprenant quand c'était possible les versions qu'en ont proposées autrefois les meilleurs počtes (Jean Cavrol, Jean Cocteau, Georges-Emmanuel Clancier, René Depestre, Paul Eluard, Pierre Emmanuel, André Frénaud, Guillevic, Loys Masson, Jean Rousselot, Claude Roy, Pierre Seghers, Vercors...), ou bien en exhumant des traductions moins connues mais tout aussi admirables, enfin et surtout en donnant ŕ traduire ce qui restait, ŕ découvrir : soit les trois quarts de l'śuvre. Ayant affaire ŕ un počte qui jamais ne voulut séparer sa création de son aventure intime, on a veillé par ailleurs ŕ ce que la mise en lumičre de sa poésie, assortie d'un commentaire détaillé, soit aussi la lecture de toute litre vie.

Idea Sa biographie.
Idea Ses počmes en version originale sont toujours disponibles ICI



Facsimilé de "A Dunánál"


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MessageSujet: Les Rois Mages ŕ Bethléem (Attila József)   12.11.05 14:33

Voivi la traduction que nous propose l'ouvrage de Attila József "AIMEZ-MOI".


LES ROIS MAGES *
Ŕ BETHLÉEM



Salut Jésus, notre Jésus !
Les trois rois mages nous voici.
Lŕ-haut brille l'étoile-flamme,
Pressés, on est venu ŕ pied.
La brebis nous a dit : c'est lŕ,
Sűr, qu'il habite, Jésus-Christ,
Moi, je suis le roi Melchior,
Aide-moi, mon Dieu bien-aimé.

Fils du Seigneur, bonsoir, bonsoir,
nous ne sommes pas de vieux prętres,
On nous dit que tu étais né
Pour devenir le roi des pauvres.
Nous avons fait un saut chez toi,
Notre salut, pays céleste,
Moi, je suis Gaspard, une espčce
De roi aussi sur cette terre.

Salut, Rédempteur, Rédempteur.
Nous arrivons d'un pays chaud,
Nous avons fini nos saucisses,
Nos bottes sont dans un triste état.
Voici pour toi six poignées d'or
Et de l'encens, de quoi remplir
Une marmite. Et moi je suis
Balthazar, un roi chez les nčgres.

Bienheureuse petite mčre,
Marie ne cesse de rougir
A travers son rideau de larmes :
A peine voit-elle Jésus
Et ces bergers musiciens.
- Il faudrait bien que je lui donne
Ô chers rois mages, la tętée.
Je vous souhaite bonne nuit.
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MessageSujet: Re: Il y a 100 ans naissait Attila József.   12.11.05 21:53

Et pour ceux qui souhaitent acquérir le livre dont est extrait le poęme cité par Szivŕrvŕny, vous le trouverez ici

Comme signalé par Pipacs, ce livre est édité par Phébus.

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MessageSujet: Re: Il y a 100 ans naissait Attila József.   13.11.05 21:11

c'est fascinant quand les jeunes prennet les artistes du passe comme modele

Apropos de ca, je viens de decouvrire un pochoir qui represente Joseph Atilla a Marosvaszarhely (Targu-Mures, Roumanie)

Regardez vous vos memes, en clickant ici http://www.2020.ro/RomanianStencilArchive/
et choisissant Targu Mures [1]

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MessageSujet: Re: Il y a 100 ans naissait Attila József.   13.11.05 22:12

C'est excellent Olahus le pochoir.

Sinon ...oui les jeunes français connaissent certaines oeuvres de Attila József. Une jeune fille étudiante m'a d'ailleurs signalé que ce qui lui avait permis de se souvenir de cet auteur c'est Attila Laughing

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MessageSujet: Re: Il y a 100 ans naissait Attila József.   Aujourd'hui ŕ 5:55

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Il y a 100 ans naissait Attila József.
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