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 sorties en salles

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pipacs
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Nombre de messages : 1523
Date d'inscription : 20/09/2005

MessageSujet: sorties en salles   06.09.06 11:41

2 films, 1 hongrois et 1 roumain, présentés au dernier festival de Cannes et remarqués sont sur les écrans français en ce moment.
Pour vous les présenter et vous donner envie de les voir( ces films ne restent pas très longtemps à l'affiche Evil or Very Mad à côté des grosses productions)

TAXIDERMIA




un film baroque, gore,singulier vient de sortir en salle,ce film est le second long métrage du Hongrois György Palfi et ne peut laisser indifférent. il a été sélectionné au festival de Cannes cette année...
le site du film en français, aussi étrange que le film!!!

Idea La bande annonce en français

Synopsis

Lajos est l'un des derniers descendants de la famille Balatony. Il se souvient de son grand père, aide de camp et souffre douleur du capitaine pendant la seconde guerre mondiale. Et puis il y a eu son père Kálmán , un sportif professionnel accompli sous l'ère communiste. Enfin il y a lui, le taxidermiste, qui se livre à d'inquiétants travaux et rêve de gloire et d'immortalité.

"Un ton, quelque part entre le grotesque et l’horrible, le pathétique et le merveilleux"


Dès les premiers plans, on comprend que le réalisateur y a mis toutes ses tripes. Et de la barbaque, il y en a dans son film. Du vit du grand-père, littéralement en feu, envoyant sa semence dans les étoiles ou au fond d'un porc dépecé, au corps empaillé du petit-fils, en passant par les graisses du père, gavé d'aliments, György Palfi expose une certaine vision du corps qu'il explore jusqu'aux entrailles.

Construit autour de trois générations d'une famille dont les membres sont liés par un rapport particulier au corps, Taxidermia raconte l'histoire d'un aide de camp lubrique à la recherche de l'amour, son fils champion d'un sport consistant à avaler la plus grande quantité de nourriture en un laps de temps donné, et son petit-fils, taxidermiste en quête d'immortalité.

Ce qui frappe avant tout, c'est l'esthétique provocatrice que le réalisateur tente de justifier par une volonté de dresser le tableau de l'âme humaine et de ses bas instincts. Vaste programme, hélas trop effacé derrière un étalage de scènes toutes aussi provocatrices les unes que les autres. Des scènes de sexe qu'il veut sordides aux cascades de vomi à répétition, filmées en plongée, comme pour mieux éclabousser le spectateur, en passant par une immersion plein cadre dans les organes qu'on éviscère, György Palfi se perd dans la démonstration de ses talents de metteur en scène en poussant l'esthétique jusqu'à l'écœurement. Œuvre de l'épate, dont György Palfi soigne les moindres détails, Taxidermia tente trop de se démarquer et de se présenter comme un objet unique, en refusant toute référence possible, pour convaincre de sa bonne foi.

"C’est gore, drôle et charnel. C’est hongrois, c’est à… voir ! "
Arrow Critique de "télérama"


un trip tord boyaux
critique "libération"

Autant prévenir d'emblée, Taxidermie peut poser un problème aux estomacs délicats en raison de la démarche viscéralement (au propre comme au figuré) transgressive et surtout quelque peu indigeste de ce film hongrois sélectionné à Cannes, dans la bien nommée section «Un certain regard». La deuxième réalisation du jeune György Pálfi se situe entre film expérimental, surréalisme et gore. L'histoire s'articule en trois épisodes qui sondent trois générations d'hommes (le grand-père, le père et le fils). Dans le premier tableau, un jeune militaire taraudé par ses désirs ensemence le ciel et un cochon dépecé, le deuxième montre une olympiade soviétique de goinfres (geyser de vomi et défilé de Gargantua évoquant de loin les clichés de Martin Parr), et le dernier nous balance la quête d'immortalité d'un taxidermiste qui empaille son père obèse. Si une certaine poésie et quelques innovations visuelles imprègnent cette allégorie rabelaisienne, sorte d'autopsie de l'obsession et du pouvoir (sexe, gloire, absolu), l'avalanche permanente d'entrailles en occulte les qualités formelles .
Taxidermie est hors normes, presque transgenre. György Pálfi suit une démarche de naturaliste et ausculte avec talent le corps monstrueux. Cette ronde baroque de freaks et sa fantaisie brute de décoffrage sont toutefois à déconseiller à ceux qui auraient l'espoir d'une soirée romantique.

Idea Lire Arrow un article belge "du soir" où le film a été primé.


Idea Lire Arrow des critiques de spectateurs



Dans un genre complètement différent, sortie d'un film roumain:

COMMENT J’AI FÊTÉ LA FIN DU MONDE
(Cum mi-am petrecut sfarsitul lumii)
de Catalin Mitulescu


Idea Bande annonce et extraits vidéos

Un joli film de Catalin Mitulescu, variation souriante sur les thèmes de l'enfance et de l'adolescence (...)
Bucarest 1989, dernière année de la dictature Ceaucescu



Chronique d’une famille roumaine dans les derniers mois de la dictature de Ceausescu. Les parents ont peur pour leurs enfants. Eva, 17 ans, et Lalalilu, son petit frère, s’évadent comme ils peuvent : la jeune fille envisage de traverser le Danube, le garçonnet rêve de tuer l’affreux dictateur… Porté par une jeune comédienne lumineuse, ce premier film mélancolique dépeint avec finesse une adolescence à la fois classique et pas tout à fait comme les autres, du fait d’un climat politique oppressant.

Synopsis

Eva, 17 ans, vit chez ses parents avec son frère de 7 ans, Lalalilu.
Un jour, à l'école, Eva et Alex, son amoureux, cassent accidentellement un buste de Ceausescu. Ils passent en conseil de discipline. Alex est protégé par son père, un officier du Parti, mais Eva est exclue de son école et envoyée en maison de redressement.
Là, elle fait la connaissance d'Andréï, fils de dissident, avec lequel elle décide de fuir la Roumanie en traversant le Danube.
Eva est très belle. Amoureuse pour la première fois, elle découvre les tiraillements de l'adolescence et la complexité de la vie d'adulte. Eva a un rêve secret que seul son frère connait: fuir la Roumanie et voyager à travers le monde. Lalalilu est désespéré à l'idée que sa soeur pourrait le quitter. Avec ses deux meilleurs amis, Tarzan et Silvica, il manigance un plan pour tuer le dictateur, afin qu'Eva puisse rester et vivre dans un pays libre.
A travers le destin d'une famille roumaine ordinaire et le regard singulier de ses enfants, Catalin Mitulescu dépeint sans pathos inutile la tragédie quotidienne d'un peuple livré aux délires de son dictateur.
Ce film est un premier long métrage drôle et émouvant mais surtout porteur d'un véritable souffle d'espoir pour tous ceux qui, un jour ou l'autre, subissent l'oppression , de quelque manière que ce soit.

Notes de Catalin Mitulescu:

"Lorsque je repense à l'ère Ceausescu, il me revient en mémoire un jeu auquel ma famille et moi aimions jouer. En regardant les deux seules heures de programme télé que nous avions chaque jour et qui consistaient surtout à montrer les activités quotidiennes de Ceausescu et diffuser des chants patriotiques, on s'asseyait autour de la table de la salle à manger et on imaginait comment ce serait si Ceausescu avait été capturé et si notre famille était responsable de sa surveillance.
A présent, nous avons la démocratie, nous sommes libres de voyager partout dans le monde, mais nous portons encore en nous le souvenir et l'héritage de cette période. En voyant les événements se dérouler à travers le regard d'une jeune fille de 17 ans et de son frère de 7 ans, Comment J'Ai Fêté La Fin Du Monde reflète ce mélange de tristesse et de joie, de réalité et de fantasmes que j'associe à cette époque-là.
Ce film est une tragi-comédie avec des touches d'absurde et de sublime. Il exprime l'émotion de cette période de la Roumanie et donne une idée de ce que nous gardons en nous, ma génération et moi-même, dans ce nouveau monde où nous sommes entrés. Le film est aussi un hommage, non seulement à ceux qui, ont eu le courage de s'élever contre la dictature, mais aussi à ceux qui, comme nos parents, se sont tus et ont enduré, de peur qu'il n'arrive quelque chose à ceux qu'ils aimaient.

Comment J'ai Fêté La Fin Du Monde est inspiré de mes souvenirs, nourri de ma nostalgie et de ma foi en ce monde. Mon intention n'était pas de faire un documentaire ou de reproduire cette époque avec la plus grande précision historique
possible. Même si le style principal du film est le réalisme, il contient l'image et le sentiment qu'il me reste de cette époque particulière.
Bien que l'histoire se déroule en 1989, j'ai décidé, avec mon chef décorateur, Daniel Raduta, et ma chef costumière, Monica Raduta, de créer l'impression d'un endroit figé dans le temps. Les décors comme les costumes contiennent des élémentsdes années 70. Nous avons confronté nos recherches à nos souvenirs, et à des documents filmés de l'époque. Nous avons découvert que les choses étaient plus colorées que dans nos souvenirs. Mon objectif était de peindre un univers avec une charge historique et émotionnelle intense, mais qui convienne à l'histoire et aux personnages. Dans ce monde, froid comme il l'était, ce sont les personnages qui portent le souffle vital, l'énergie et la joie de vivre. Je ne voulais pas que le film soit une simple fresque d'une époque révolue. Les personnages sont là pour faire progresser l'histoire par leurs désirs, leurs rêves et leur énergie"

"Premier film de Catalin Mitulescu, Comment j'ai fêté la fin du monde marche sur les traces du renouveau frémissant du cinéma roumain après La Mort de Dante Lazarescu, de Cristi Puiu (2005), et avant 12: 08 à l'est de Bucarest, de Corneliu Porumboiu (caméra d'or Cannes 2006). Il s'agit, ici, d'une chronique historique en creux doublée d'un beau portrait de femme qui manque sans doute un peu d'aspérités pour vraiment convaincre. Mais ce frémissement est largement à suivre."
"l'Express"


Idea Lire Arrow Critiques de spectateurs


Pipacs

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