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 George Bush cajole la nouvelle Europe

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Alalalalexandra
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Nombre de messages : 497
Date d'inscription : 18/10/2005

MessageSujet: George Bush cajole la nouvelle Europe   23.06.06 16:15

L'Europe centrale est une région clé pour les intérêts américains.

GEORGE W. BUSH continue de cajoler habilement les pays postcommunistes d'Europe centrale, qui comptent parmi ses plus fidèles alliés. Ainsi a-t-il profité du sommet UE-États-Unis de Vienne pour se rendre à Budapest, où il a rendu hommage, avec quelques mois d'avance, au cinquantième anniversaire de la révolte hongroise d'octobre 1956. «Je suis ici pour célébrer la révolution qui a défendu l'idée que les hommes et les femmes devraient tous être libres», a dit le président américain, soulignant «l'incroyable soif de liberté» exprimée pendant le fameux soulèvement. Les Hongrois avaient alors tenté de se libérer de la tutelle politique de Moscou, avant que les chars soviétiques n'écrasent le mouvement dans un bain de sang.

Cet exercice de mémoire est loin d'être anodin. Par cet hommage à l'Histoire, le président Bush continue de dessiner les contours de sa vision géopolitique pour l'avenir de l'Est européen : une région clé pour les intérêts américains, résolument tournée vers les structures euro-atlantiques. Et attachée aux valeurs démocratiques.

Signe de l'importance de la dimension est-européenne de la politique étrangère américaine, Georges W. Bush s'est rendu en cinq ans dans sept des huit pays postcommunistes, entrés en 2004 dans l'Union européenne – seule l'Estonie n'a pas encore eu droit à une visite ! Mais l'escale de Budapest rappelle surtout les étapes lettone et géorgienne, faites par le président Bush sur le chemin de Moscou pour les célébrations du 60e anniversaire de la victoire soviétique sur l'Allemagne nazie, l'an dernier.

Cette fois, c'est la fameuse rencontre du G 8 à Saint-Pétersbourg, sous la présidence de Vladimir Poutine, qui se profile. Washington semble vouloir indiquer que les relations avec la grande Russie, en pleine crispation autoritaire, ne lient pas les mains de la Maison-Blanche dans l'ancienne arrière-cour de Moscou. Une insistance qui est loin d'être du goût du Kremlin, obsédé par l'idée d'un encerclement américain à ses frontières.

Au départ, il était question que M. Bush se rende à Kiev, avant le G 8. Mais les difficultés de la coalition orange ukrainienne, qui n'a accouché d'un accord de gouvernement qu'in extremis avant-hier, ont poussé l'Administration Bush à changer prudemment de projet. Et à improviser la visite hongroise.

Soutien hongrois à la guerre d'Irak

Le cas de la Hongrie est intéressant. Car tout en entretenant de bonnes relations avec Washington, ce petit pays dépendant des fournitures de gaz russe à 90%, tente aujourd'hui d'établir des relations plus équilibrées avec les deux ex-grands de la guerre froide. Budapest n'oublie pas que les puissantes ONG américaines ont assisté financièrement le passage à la démocratie et à l'économie de marché, soutien qui explique sans doute le support logistique apporté à la guerre en Irak, où Budapest n'a toutefois pas envoyé de contingent militaire.

Mais l'actuel gouvernement hongrois, dominé par les socialistes héritiers de l'ancien PC, a aussi donné des gages de bonne volonté à Vladimir Poutine, lors de sa visite au printemps, centrée sur les questions vitales de l'énergie. Au moment où le dirigeant russe leur proposait de devenir un élément clé de la stratégie énergétique russe en Europe centrale, la Hongrie n'a pas jugé bon de soulever les questions délicates du recul des droits de l'homme en Russie. Contrairement à la Pologne ou à la Lituanie, en phase avec Washington sur le soutien à la «révolution orange», la Hongrie était aussi restée réservée pendant les événements de l'hiver 2004 à Kiev.

Hier, le président hongrois Solyom a d'ailleurs réitéré cette position prudente, en mettant un bémol à sa volonté d'engagement dans la lutte antiterroriste. «Ce combat contre le terrorisme ne peut être couronné de succès que si chaque mesure est compatible avec le droit international», a-t-il rappelé devant George W. Bush.

Dans un article à paraître dans la Policy Review, le lobbyiste Bruce Jackson, qui contribue à la définition de la politique étrangère américaine dans l'est de l'Europe, estime qu'une véritable bataille entre le «soft power» de la Russie et celui de l'Occident est en cours dans la région. Europe centrale y compris.

Laure Mandeville
23 juin 2006
http://www.lefigaro.fr/international/20060623.FIG000000214_george_bush_cajole_la_nouvelle_europe.html
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