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 Elections législatives en République Tchèque

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Alalalalexandra
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MessageSujet: Elections législatives en République Tchèque   02.06.06 16:10

selon le Monde.fr :

Un scrutin qui ne mobilise pas les Tchèques

Les Tchèques ont boudé la campagne. Les 8 millions d'électeurs bouderont-ils les législatives des 2 et 3 juin, où ils doivent renouveler pour quatre ans les mandats des 200 députés du Parlement ? Les instituts de sondage sont unanimes sur la faible participation.

Les deux principaux rivaux sont le premier ministre sortant Jiri Paroubek et Mirek Topolanek, respectivement chef du Parti social-démocrate (CSSD) et chef du Parti démocratique civique (ODS), fondé par le président eurosceptique Vaclav Klaus. M. Paroubek se félicite du bilan des sociaux-démocrates au pouvoir depuis huit ans (croissance à 6 % en 2005, l'inflation autour de 3 % et un chômage à 8,3 %), et répète à l'envi qu'"il n'y a aucune raison sérieuse de réaliser des réformes radicales". M. Topolanek prône, lui, le "changement" avec la flat taxe (un taux d'imposition unique envisagé à 15 %, pour attirer les investisseurs étrangers, et dénonce la corruption au sein de l'Etat.


Mais ni l'ODS ni le CSSD ne peuvent conquérir la majorité des sièges. Aussi le score des trois autres partis qui dépassent le seuil des 5 % - sur la vingtaine en lice - sera-t-il décisif pour la formation du gouvernement. Les communistes, qui devraient maintenir leurs 41 sièges, espèrent répéter leur record de 18,5 % de voix recueillies en 2002. Quant aux Verts tchèques (SZ), qui disputent aux chrétiens-démocrates (KDU), membres de la coalition sortante, la place de quatrième force politique, ils pourraient créer la surprise. Les derniers sondages leur accordent entre 7,1 % et 10,5 % des intentions de vote, contre 2,4 % en 2002. Ils seraient les premiers écologistes à entrer au Parlement d'un pays postcommuniste.

Martin Plichta et A. Rr


Les derniers communistes de l'Est renforcent leur électorat

En 1996, le premier ministre tchèque Vaclav Klaus, aujourd'hui président, déclarait : "En l'an 2000, le communisme ne sera plus qu'un mauvais souvenir." Pourtant, à la veille des sixièmes élections législatives depuis la transition démocratique de 1989, qui ont lieu les 2 et 3 juin, le Parti communiste de Vojtech Filip (KSCM) caracole entre 13,5 % et 17,3 % des intentions de votes. Il est ainsi en bonne place derrière les deux partis favoris, le Parti social-démocrate (CSSD) du premier ministre sortant Jiri Paroubek (23 % à 25,2 %) et le Parti démocratique civique (ODS, droite conservatrice) de Vaclav Klaus dirigé par Mirek Topolanek (26,5 % à 26,7 %).

Le Parti communiste de Bohème et de Moravie, dirigé depuis octobre 2005 par le jovial tacticien Vojtech Filip (51 ans), est l'héritier du Parti communiste de la République socialiste de Tchécoslovaquie. C'est le dernier parti communiste non réformé d'Europe centrale. Seul son symbole a été retouché : deux cerises remplaçant la faucille et le marteau. "Le communisme n'est pas tombé en République tchèque, c'est seulement un système de type d'administration soviétique qui a chuté", déclare fièrement son leader, M. Filip.

De crainte de voir resurgir les fantômes du passé, de nombreux Tchèques multiplient les initiatives anticommunistes, de l'opération "un tee-shirt contre le communisme" jusqu'à une pétition nationale demandant son exclusion du système démocratique. Mais en doublant quasiment le nombre de ses députés aux dernières élections, le KSCM est devenu la troisième force politique de la Chambre basse. Et M. Filip compte obtenir de nouveaux sièges, "faute de quoi je renoncerai à mon poste au sein du parti", déclarait-il au Monde à la mi-mai.

Avec quelque 90 000 adhérents, 41 députés, 2 sénateurs, et 6 eurodéputés à Strasbourg, le KSCM n'a cessé de renforcer sa représentation d'élection en élection tandis que la participation électorale reculait. Celle-ci pourrait n'être que d'"à peine 50 %", selon Jan Hartl, directeur de l'institut de sondages du même nom, "voire moins s'il fait beau", ironise Hana, une jeune Pragoise convaincue de l'indifférence de ses concitoyens. Fort d'un électorat stable, discipliné et bien réparti, le KSCM profite systématiquement de l'abstention.

SCANDALE FINANCIER

Depuis la transition démocratique en 1989, les Tchèques se sont progressivement désintéressés de la vie politique. Trois premiers ministres se sont succédé au cours des quatre dernières années - le dernier sortant, Stanislav Gross, ayant démissionné à la suite d'un scandale financier. "Si une formation profite des scandales actuels, c'est bien le Parti communiste", explique le politologue Jiri Pehe, car "c'est le seul à ne pas être affecté par la corruption". "Leur première percée a coïncidé avec les révélations de dilapidations liées aux privatisations", rappelle Jan Hartl.

"Plus eurosceptiques que Vaclav Klaus", selon Corinne Deloy de la fondation Robert-Schuman, "pan-slavistes pour certains", reconnaît M. Filip, les communistes ne prônent plus la dictature du prolétariat mais leur programme annonce toujours "plus d'Etat", "la paix dans le monde" et le "retrait de l'OTAN". Le parti se défend de ne rassembler que des votes protestataires, même si, absent des affaires depuis quinze ans, il draine largement parmi les déçus de l'ouverture. "Nos électeurs sont pour l'essentiel les jeunes familles en difficulté et les plus de 50 ans", indique M. Filip.

La formation a proposé son soutien aux sociaux-démocrates en cas de victoire, mais privilégiera "une expansion du parti à une coalition précoce". En clair, les communistes veulent avant tout se consolider comme force d'opposition, mais on peut envisager "un gouvernement CSSD minoritaire avec l'appui des communistes placés à des postes d'influence", explique l'eurodéputé de droite Jan Zahradil (ODS).

Anne Rodier


PS : les institut de sondages se plantent en France, on verra ce qu'il en sera en république Tchèque.
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Manu
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MessageSujet: Re: Elections législatives en République Tchèque   04.06.06 19:21

PRAGUE (AFP) - Une chaîne tchèque de magasins sportifs a offert vendredi un rabais de 20% à ses clients qui "ne voteront pas pour une coalition rouge" et lui apporteront pour preuve leurs bulletins inutilisés pour les élections législatives organisées vendredi et samedi.

Cette offre commerciale, valable pendant les deux jours de scrutin, vient s'ajouter à plusieurs initiatives politiques visant à contrer toute progression du KSCM, le dernier parti communiste non réformé d'Europe centrale, qui occupe actuellement 41 des 200 sièges de la chambre basse du parlement tchèque.

"J'appartiens à une génération qui se souvient encore des communistes au pouvoir", a déclaré le patron de la chaîne, l'homme d'affaires Miroslav Martinec, en expliquant qu'il redoutait de voir les sociaux-démocrates (CSSD) s'allier aux communistes s'ils obtenaient un troisième mandat.

Avant le vote, une association tchèque avait déjà lancé une campagne baptisée "nous allons les déchirer", promettant des DVD et des T-shirts à ceux qui réuniraient le plus de bulletins communistes non utilisés.

D'anciens dissidents ont de leur côté lancé une campagne -sans prime de récompense- pour rappeler les abus du régime communiste avant 1989.

Le KSCM qui avait réuni 18,5% des voix lors des dernières législatives de 2002 espère améliorer ce score grâce aux voix des nostalgiques de l'ère soviétique, des oubliés des réformes et des jeunes générations.

Les communistes arrivent en troisième position dans les derniers sondages, derrière le CSSD et l'opposition libérale de droite (ODS), légèrement en tête.
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Alalalalexandra
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MessageSujet: Re: Elections législatives en République Tchèque   07.06.06 2:14

Le samedi 10 juin 2006 à 15h
Universite Paris I Pantheon-Sorbonne, amphitheatre IV, aile Soufflot
(a gauche au fond de la galerie), 12 place du Pantheon, Paris 5°
CONFERENCE : OU VONT LA REPUBLIQUE TCHEQUE ET LA SLOVAQUIE?
Analyse et enjeux des elections legislatives tcheques et slovaques,
avec Jacques Rupnik (CERI-Sciences-Po) et Etienne Boisserie (INALCO)
Organisation et renseignements : Association L Amitie
Franco-Tcheco-Slovaque, tél: 03 83 32 81 41
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Alalalalexandra
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MessageSujet: Le gouvernement tchèque présente sa démission   16.08.06 19:40

Le gouvernement tchèque présente sa démission

Le Premier ministre tchèque sortant Jiri Paroubek du Parti social-démocrate (CSSD) a présenté mercredi à Prague au président Vaclav Klaus la démission de son gouvernement, deux mois et demi après les élections législatives des 2 et 3 juin.

Mirek Topolanek désigné nouveau Premier ministre tchèque

Le chef du parti de droite libérale ODS, Mirek Topolanek, a été désigné mercredi à Prague nouveau Premier ministre tchèque par le président Vaclav Klaus.

AFP - 16 août 2006


Sortie de crise politique en vue en République tchèque

Deux mois et demi après des élections législatives ayant débouché sur une égalité entre coalitions, le premier ministre sortant a accepté mercredi de démissionner. L’élection lundi d’un nouveau président à la Chambre des députés avait ouvert la porte à un compromis institutionnel. A la droite revient la formation du gouvernement, à la gauche le parlement.

Pas de «mat», mais plus de «pat». Depuis le 3 juin dernier et les élections législatives, les Tchèques filent la métaphore du jeu d’échec pour commenter leur situation politique. Et assistent en ce début de semaine à une nouvelle tentative de sortie d’impasse institutionnelle, pour éviter le «pat», ce moment où plus aucun mouvement n’est possible sur l’échiquier. Le scrutin législatif avait en effet renvoyé dos-à-dos la coalition de droite de Mirek Topolanek, dont le parti ODS était arrivé légèrement en tête, et celle de gauche emmenée par le social-démocrate et premier ministre sortant, Jiri Paroubek. Cent sièges partout, et deux mois et demi plus tard, une solution est en passe d’être trouvée. Après six tentatives infructueuses, dont un projet d’accord tripartite entre ODS, Chrétiens-démocrates et Verts, la Chambre des députés a enfin élu lundi un nouveau président, le social-démocrate Miroslav Vlcek. Une élection qui s'est suivie de la démission mercredi du gouvernement sortant de Jiri Paroubek, sitôt prononcée la fin de la réunion constituante de l’Assemblée. Le président de la République Vaclav Klaus nomme donc Mirek Topolanek comme nouveau premier ministre. Mais le «mat», qui conclut la partie d’échecs, est encore loin d’être prononcé.
Topolanek va désormais devoir mettre sur pied un nouveau cabinet, soumis au vote de confiance des députés. Ce gouvernement sera minoritaire et pourrait connaître une durée de vie de deux ans, jusqu'à de nouvelles élections anticipées. Mais son approbation par les parlementaire dépendra de sa composition, ainsi que l’a annoncé Jiri Paroubek : «Bien entendu, au-delà encore du programme, savoir qui siègera au sein du gouvernement est un élément très important pour nous. Au nom des électeurs de la social-démocratie, il y a, en effet, certains noms que nous ne pouvons pas accepter.»

Le leader de la gauche tchèque sait qu’en cas de succès de l’entreprise, il deviendrait président de la chambre des députés. Et en cas de nouveau fiasco, il aurait à son tour la charge de former un gouvernement. En échec, cela peut se traduire par «la diagonale du fou».

le Figaro - 16.08.06
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caroslo
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MessageSujet: Re: Elections législatives en République Tchèque   25.08.06 19:02

La revue de presse d' Eurotopics de ce jour consacre son dossier aux législatives tchèques.



La crise politique tchèque rebondit
Depuis trois mois, la République tchèque tente de former un nouveau gouvernement. Le conservateur Mirek Topolanek (ODS), vainqueur des législatives début juin, a dû y renoncer jeudi 24 août. Le social-démocrate Jiri Paroubek, Premier ministre sortant, a fait échouer les négociations sur la formation d'un gouvernement minoritaire dirigé par Topolanek. Jiri Paroubek entend désormais former lui-même un cabinet avec le petit parti chrétien-démocrate, soutenu par les communistes.

Extraits des publications suivantes:
Autriche - Die Presse, Allemagne - Frankfurter Allgemeine Zeitung, République tchèque - Pravo, République tchèque - Mlada fronta dnes

Autriche - Die Presse
Pour Wieland Schneider, l'ancien Premier ministre Jiri Paroubek est le "Machiavel de la Vltava". "Pauvres Tchèques. Le spectacle que leur offre aujourd'hui l'élite politique du pays ne saurait susciter en eux d'autres sentiments que la lassitude et la perplexité. Est-ce une farce grotesque qui leur est présentée sur la Vltava ou un drame effrayant sur les intrigues d'un homme qui se cramponne à toutes ses forces au pouvoir ? (...) Officiellement, le social-démocrate Paroubek a marchandé avec le conservateur Mirek Topolanek le prix d'un soutien des sociaux-démocrates à un gouvernement conservateur. Mais il est vite apparu que Paroubek voulait plus, à savoir fixer l'orientation politique du nouveau cabinet. Il est de plus en plus manifeste que le 'Machiavel de la Vltava' a cherché volontairement l'échec du dialogue - afin de retrouver sa place de Premier ministre. Or l'Europe de l'Est compte déjà bien assez de gouvernements bancals où sévissent des aventuriers de la politique, de la Pologne des frères Kaczynski à la Slovaquie, dont le gouvernement est soutenu par des extrémistes de droite. Aujourd'hui, la République tchèque menace à son tour de déraper". (25.08.2006)


Allemagne - Frankfurter Allgemeine Zeitung
Pour Berthold Kohler, les développements récents de la politique pragoise sont un véritable "cauchemar". Le Premier ministre sortant Jiri Paroubek en poste jusqu'à présent "cherche à faire croire aux Tchèques que le Parti démocratique civique (ODS, conservateur) sera incapable de former un gouvernement sans son soutien. Sa solution au problème est claire : Jiri Paroubek n'hésitera pas à former un cabinet avec le soutien du Parti communiste. Pour obtenir la majorité, il ne lui manque plus qu'un parti transfuge, comme le Parti du Peuple, qui a été son allié par le passé. Les communistes, qui se voient proposer le rôle de chevaliers blancs qu'ils avaient eu après 1948, doivent penser qu'ils sont en train de rêver". (25.08.2006)



République tchèque - Pravo
L'ancien dissident Petr Uhl ne trouve rien d'anormal à ce que le chef des chrétiens-démocrates, Miroslav Kalousek, souhaite entrer dans un gouvernement qui serait dépendant du soutien des communistes. "En prenant cette décision, il change la donne politique dans le bon sens. Désormais, le chef des verts, Martin Bursik, sera le dernier à représenter des positions anti-communistes. Or, ni les sociaux-démocrates, ni les chrétiens-démocrates n'ont besoin des verts pour former un gouvernement. Ils ont assez de voix (...). Les chrétiens-démocrates ont cessé de résister à la gauche et à sa politique sociale. Depuis hier, le pays s'ouvre à des perspectives plus démocratiques et moins anti-communistes". (25.08.2006)



République tchèque - Mlada fronta dnes
Le commentateur Karl Steigerwald reproche vivement aux chrétiens-démocrates de se satisfaire d'être tolérés par les communistes. "Le gouvernement qui s'annonce n'est pas le résultat du vote des Tchèques, mais de magouilles fomentées dans les secrétariats des partis. Qui aurait voté pour une coalition composée des communistes et des sociaux-démocrates ? Ou pour une coalition réunissant les chrétiens-démocrates et les communistes ? Le chef des chrétiens-démocrates, Miroslav Kalousek, a reconnu hier qu'une alliance avec Jiri Paroubek (soutenue par les communistes) était une décision importante pour son parti. C'est bien plus que cela, il s'agit d'une trahison de l'électorat." (25.08.2006)
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Alalalalexandra
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MessageSujet: Re: Elections législatives en République Tchèque   05.09.06 21:09

Gouvernement de transition en République tchèque

Le chef de la droite libérale tchèque, Mirek Topolanek, 50 ans, a été nommé Premier ministre hier par le président, Vaclav Klaus.
Après trois mois de blocage suivant des législatives qui n'ont pas donné de majorité claire, Mirek Topolanek a présenté son cabinet qui entend être un gouvernement de transition avant de nouvelles législatives, vraisemblablement au printemps. Ecarté du pouvoir en 1997, le Parti démocratique civique de Topolanek (ODS) est arrivé en tête des législatives de juin, mais il ne dispose que de 81 des 200 sièges de la chambre basse. Ce gouvernement comprend neuf membres de l'ODS et six experts sans parti. Ses chances de remporter l'investiture du parlement ne sont pas garanties.

Hélène DESPIC-POPOVIC
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caroslo
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MessageSujet: Re: Elections législatives en République Tchèque   06.09.06 2:05

C'est la première fois depuis la transition démocratique de 1989 que le chef de l'Etat désigne un gouvernement sans majorité ou soutien négocié. Privé de la possibilité constitutionnelle de dissoudre cette Chambre ingouvernable, M. Klaus est prisonnier des calculs politiques des uns et des autres - comme des siens, puisqu'il doit les ménager pour s'assurer sa réélection début 2008. M. Topolanek refuse de constituer la grande coalition, inspirée du modèle allemand, que M. Paroubek réclame en tant que "deuxième vainqueur" des élections.


LÉGISLATIVES ANTICIPÉES


L'ODS conserve un mauvais souvenir de l'"accord d'opposition" qu'il avait conclu avec le CSSD, permettant à ce dernier de gouverner entre 1998 et 2002. Les électeurs lui avaient alors fait payer ce soutien. Et le CSSD a pu gouverner avec les chrétiens-démocrates jusqu'à cet été.

C'est à l'automne que Jiri Paroubek compte prendre sa revanche personnelle sur Mirek Topolanek après des élections municipales et sénatoriales qui serviront de test. Le chef des sociaux-démocrates est convaincu que les électeurs lui donneront raison et que, de ce fait, le président Vaclav Klaus lui demandera de former un nouveau gouvernement.

En attendant le verdict des urnes, M. Paroubek, prudent, rejette l'idée des élections législatives anticipées.



le monde.fr Martin Plichta 05 09 2006
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MessageSujet: Re: Elections législatives en République Tchèque   Aujourd'hui à 17:05

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