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 A magyar holokoszt historiográfiájáról

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Istvan
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MessageSujet: A magyar holokoszt historiográfiájáról   25.04.06 16:06

Aujourd'hui 25 Avril, Yom HaShoah (yom hash-sho’āh) le jour de commémoration de l'holocauste.

25 avril 2006

"10:07 - deux minutes de sirène ont marqué Yom HaShoah et le Jour du souvenir des Héros, elles ont retenti à travers tout Israël et ont été retransmises en direct lors de la lecture des noms des déportés juifs de France au pied du Mur des Noms au Mémorial de la déportation des Juifs de France de Maître Serge Klarsfeld à Paris. "
(Ynet)(http://www.ynetnews.com/home/0,7340,L-3083,00.html)
La vidéo: http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3243440,00.html

Le programme du 24-25 Avril , sous le Haut Patronnage de Monsieur Jacques Chirac, Président de la République.
http://www.fondationshoah.info/FMS/DocPdf/Actualite/YomHashoah.pdf

Le dossier de presse :
http://www.fondationshoah.info/FMS/DocPdf/Actualite/Dossier%20Yom%20HaShoah%202006%20MJLF.rtf


"Le jour de Yom HaShoah à 10 heures du matin, les sirènes retentissent pendant deux minutes à travers tout Israël. Les voitures, les bus s'arrêtent et les passagers en sortent. Les piétons s'arrêtent également et respectent deux minutes de silence. Pendant ce jour les lieux de loisirs et la plupart des établissements publics sont fermés conformément à la loi. Les chaînes de télévision et de radio diffusent essentiellement des programmes documentaires à propos de l'holocauste et des interviews et reportages sur les commémorations. Aucune publicité n'est diffusée. Tous les drapeaux du pays sont en berne.

Des commémorations ont également lieu dans les lycées, où les étudiants écoutent les témoignages des derniers survivants et discutent de cette période en classe. À Auschwitz des milliers de lycéens israéliens commémorent ce jour par «la Marche des vivants» par opposition aux «Marches de la Mort» de l'holocauste. Ces événements font partie de l'enseignement scolaire sur la Seconde Guerre mondiale et sont subventionnés par le Ministère de l'Éducation.

"
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yom_HaShoah


"Sur l’historiographie de la Shoah hongroise"
"Une victime sur dix de la Shoah, à savoir environ 550.000 personnes, était d’origine juive hongroise ou déporté de Hongrie...."
http://www.arts.u-szeged.hu/legegyt/Karsai_Laszlo/HongriehistShoah.htm

Le site français
http://www.memorialdelashoah.org/
Lecture des noms du lundi 24 avril à 20 h 45 au mardi 25 avril à 19 h.
Mémorial de la Shoah, 17 rue Geoffroy l’Asnier, 75004 Paris

Si vous avez des liens équivalents dans les autres pays, postez-les.
L'holocauste n'a pas concerné que les hongrois, il y eu aussi les tziganes, les polonais, les russes, ....
Une date passée en silence, dimanche 23 avril : Commémoration du soulèvement du ghetto de Varsovie.
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caroslo
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MessageSujet: Re: A magyar holokoszt historiográfiájáról   25.04.06 18:42

LA SLOVAQUIE

"La Slovaquie devint une nation indépendante, mais satellite de l'Allemagne après le démembrement de la Tchécoslovaquie( mars 1939, suite au viol des accords de Munich de 1938 par Hitler ). Elle fut aussi l'un des pays alliés de l'Allemagne qui acceptèrent de déporter les Juifs dans le cadre de la "Solution finale". Selon un recensement du 15 décembre 1940, il y avait environ 90 000 Juifs en Slovaquie. En mars 1942, la Slovaquie signa avec l'Allemagne un accord sur la déportation des Juifs, et entre mars et octobre 1942, près de 60 000 Juifs furent déportés vers la Pologne occupée par l'Allemagne et assassinés. Les Juifs qui restaient furent enfermés dans des camps de travail en Slovaquie, principalement à Sered, Novaky et Vyhne.

Après le soulèvement national slovaque et l'occupation allemande du pays en 1944, près de 10 000 Juifs supplémentaires furent déportés, principalement dans le camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, mais aussi à Terezin et dans des camps en Allemagne. Des milliers de Juifs restèrent cachés en Slovaquie. Au total, les autorités allemandes et slovaques déportèrent environ 70 000 Juifs de Slovaquie ; environ 65 000 d' entre eux furent assassinés."

source Encyclopédie Multimédia de la Shoah

http://www.ushmm.org/wlc/fr/
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pipacs
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MessageSujet: Re: A magyar holokoszt historiográfiájáról   25.04.06 21:31

En effet Istvan, cette commémoration n'a pas trop eu les faveurs des médias, une phrase au journal de la 2 à la tv, peu de lignes dans les journaux, "anniversaire" de Tchernobyl et attentats en Egypte obligent?, pourtant en plus des millions de victimes de l'holocauste, juifs, tziganes, opposants politiques, communistes et peuples slaves cités plus haut, il a concerné également les homosexuels, les handicapés physiques et mentaux, les témoins de Jéhovah...


La salle des noms au Mémorial Yad Vashem de la Shoah
Des photos de morts dans les camps nazis au plafond du dôme du Mémorial de Yad Vashem
Cette commémoration fêtée comme décrite plus haut a également donné lieu à plusieurs manifestations symboliques comme en Pologne:



A Auschwitz le 25 Avril, la Marche des vivants, qui a lieu chaque année depuis 1988, a rassemblé des milliers de personnes venues commémorées les victimes de la Shoah.

P lusieurs milliers de personnes ont pris part mardi 25 avril à la Marche des vivants, un parcours de trois kilomètres entre les camps d'Auschwitz et de Birkenau afin de commémorer les six millions de victimes de l'Holocauste.
Shimon Pérès, l'ancien premier ministre israélien et prix Nobel de la paix, a pris la tête des 8.000 participants de cette marche organisée depuis 1988 en Pologne.
Plus de 1,1 million de personnes, principalement des juifs mais aussi des Polonais catholiques et des Tsiganes, sont morts dans ces deux camps nazis, par le gaz à Birkenau, par la faim, la maladie et le travail forcé à Auschwitz. L'armée Rouge a libéré Auschwitz-Birkenau le 27 janvier 1945.

Les noms des enfants morts dans ces camps ont été d'abord été lus. Le cortège a ensuite entamé la marche en franchissant le célèbre porche métallique au-dessus duquel est écrit "Arbeit Macht Frei" - "Le travail rend libre".
Parmi les marcheurs drapés des couleurs d'Israël bleues et blanches se trouvait Shmuel Blumenfeld, âgé de 80 ans.



Ce survivant de Birkenau qui vit maintenant à Bat Yam, près de Tel-Aviv, portait pour l'occasion une étoile de David marquée 108.006, son numéro de prisonnier. Agé de 16 ans en 1943, il est arrivé à Birkenau avec 2.000 juifs du ghetto de Cracovie. "Nous pensions que nous étions arrivés dans une usine", se rappelle l'homme. Son travail consistera toutefois à transporter des cadavres.

Une enseignante d'histoire, Diana Katz, âgée de 23 ans, est venue de Jérusalem pour visiter le camp où sa grand-mère hongroise a été détenue à l'âge de 14 ans. "Je suis ici avec mon fils pour montrer aux malfaisants que nous sommes là, nous sommes en vie, nous voulons vivre et nous voulons que les générations futures vivent", dit la jeune femme, son bébé de trois mois dans les bras. "Nous n'oublierons pas et nous avons gagné."
Le ministère de l'Education a introduit cette marche bisannuelle en 1988 coïncidant avec le jour du souvenir en Israël. L'événement a lieu tous les ans depuis 1996.
La majorité des 3,5 millions de juifs polonais ont été exterminés, la plupart des survivants ayant émigré en Israël après la guerre. La communauté juive polonaise compte actuellement environ 20.000 personnes.

(dépêche de presse trouvée dans Le Nouvel Observateur)



IdeaUne vidéo sur le musée de ce mémorial en Israël



Distribution de la population juive en Europe, vers 1933



Les massacres perpétrés par les Einsatzgruppen en Europe de l'Est



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Istvan
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MessageSujet: Re: A magyar holokoszt historiográfiájáról   26.04.06 20:53

Nous avons tous plus ou moins entendu parlé de Simon WIESENTHAL, le chasseur de nazis, il a écrit plusieurs livres, dont "Grossmufti Grossagent der Achse".
Ecrit dès 1948, ce livre est basé sur les témoignages au tribunal de Nuremberg contre le mufti. Il y explique qu’il existait aussi le projet de camps d’extermination de juifs en Palestine dans le cas d’une totale victoire nazie.
Hadj Amin Al Husseini, le grand mufti de Jérusalem, père du mouvement palestinien (oncle d'Arafat), allié des nazis. Lors de la seconde guerre mondiale, il a pris fait et cause pour l'Allemagne nazie. Plusieurs photos, entre autres, le montre en compagnie de Heinrich Him... celui qui a organisé l'extermination des juifs. D’autres photos le montre en présence d’un certain A.H. On y voit des soldats ss musulmans, du bras levé, ....
Etant anti-juif, il s'allia aux nazis dans leur combat.
Vous ne saviez pas ? C'est normal car en France ce sujet est tabou.
Voici un exemple de "désinformation" qu'il ne faudra jamais oublier.
Aujourd'hui, le mouvement anti-juif palestinien se poursuit épaulé par l'Iran. Vous ne saviez pas non plus ? j'ai les preuves pour ce que je viens d'écrire.
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MessageSujet: Re: A magyar holokoszt historiográfiájáról   26.04.06 22:10

Oui c’est vrai.
Les nazis avaient des alliés qui nous laissent perplexes. Mais tu cites des palestiniens. Ce n’étaient pourtant pas les seuls. Loin de là. Des français aussi étaient proches des nazis. C’est un euphémisme pour ne pas dire pire. Mais les français n’étaient pas les seuls non plus. Dans une grande majorité des pays d’Europe des horreurs se sont produites. Et pourtant, cela n’a pas été dit au procès de Nuremberg.
Comme l’a fort justement écrit une jeune femme roumaine sur un forum : Nuremberg était le procès des perdants et non celui des vainqueurs. Dommage !

Ce qui se passe actuellement dans le monde nous rend tous tristes. Je pense sincèrement que nous sommes dans une phase explosive. Mais il faut que nous regardions les autres avec un autre regard. Le passé est ce qu’il est. Nous ne pouvons pas le changer. Juste en parler. Et peut être s’appuyer dessus pour comprendre, accepter, aimer les autres. Ne nous laissons pas envahir par la propagande des médias.

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Árpád
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MessageSujet: Re: A magyar holokoszt historiográfiájáról   27.04.06 10:35

Pour rétablir un équilibre qui tend á partir d'un seul coté il est bon aussi de parler de la position de l'eglise catholique face a la déportation des juifs. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle a été fort tolérante envers le régime nazi.

Quelques faits historiques :

20 juillet 1933, le Vatican. Le représentant du Reich Von Papen et le cardinal Pacelli (futur Pie XII) signent le concordat entre l’Allemagne et l’Eglise catholique

Le 14 juin 1942, l’archevêque de Fribourg, Mgr Gröber, informa le saint-siège des massacres de juifs dans les pays de l’Est. La même année, l’évêque d’Osnabrück, Mgr Berning, s’exprima ainsi au Pape : "l’élimination totale des juifs subsiste clairement", "que peut-il arriver ? Les évêques peuvent-ils lancer depuis leur chaire une protestation publique ?".

En 1942, un résistant catholique polonais est sollicité par des juifs du ghetto de Varsovie pour témoigner auprès du Vatican. Ces résistants juifs pensent que les autres juifs ne se laisseront pas faire s’ils sont mis au courant, et que l’Eglise catholique est assez influente pour prévenir tout le monde des atrocités commises. Ils veulent aussi que Pie XII "ferme les portes du paradis à ceux qui les persécutent". Le résistant polonais, Jan Karski, est rentré puis reparti clandestinement du ghetto où il a pu voir les conditions dans lesquelles étaient traités les juifs. Ensuite celui-ci a traversé l’Europe pour rejoindre le président polonais exilé à Londres. Ce dernier a prévenu le Pape des barbaries perpétuées sur les juifs en Pologne. Le Pape s’est alors contenté, à Noël 1942, d’exprimer ses "voeux pour ceux qui, pour simple question de race, sont condamnés".Ouah ! quel courage ! On ne se mouille pas de trop…

Le 16 octobre 1943, 1259 juifs de Rome sont déportés sous les fenêtres du Vatican, le Pape n’a même pas tenté d’empêcher, par sa présence, le départ du train. Il s’est contenté de faire ouvrir les portes des couvents de Rome pour sauver, quand même, quelques centaines de juifs.

Le 20 juin 1944, le nonce apostolique de Tchécoslovaquie reçoit Rudolf Vrba, un évadé d’Auschwitz, qui lui décrit la situation dans ce camp et qui lui explique qu’une nouvelle ligne de train vient d’être créée pour augmenter les capacités d’extermination. Ces informations seront conservées par le Vatican.

Malgré toutes les données récoltées par les alliés et l’Eglise catholique, personne n’a bougé. Même les historiens catholiques reconnaissent que Pie XII n’a jamais condamné publiquement la politique antisémite des nazis. Les alliés auraient pu bombarder les lignes de chemin de fer qui conduisaient aux camps ou même les détruire. Le Vatican aurait pu excommunier les nazis et appeler les catholiques à résister.

Un seul nazi a été excommunié, ce fut Léon Degrelle, le chef des fascistes belges, membre des SS. Celui-ci fut excommunié pour avoir porté l’uniforme pendant une messe et pour avoir agressé un prêtre. Ainsi le Pape a excommunié un nazi, non pas parce qu’il était nazi mais parce qu’il avait attaqué un membre du clergé. Les autres chefs nazis ont accepté cette sentence sans rien dire, preuve que le pape avait une marge de manœuvre plus grande qu’il ne voulait le faire croire.

Si le Pape avait excommunié les nazis, de profonds croyants, comme Paul Touvier, les auraient-ils soutenus ? L’Etat nazi aurait eu certainement plus de mal à contrôler l’Europe s’il avait eu les catholiques contre lui. Pourtant il n’en fut rien, pire dans de nombreux pays comme la France, l’Eglise catholique, dans sa grande majorité, a soutenu les gouvernements qui collaboraient avec l’Allemagne nazie. La seule protestation publique de l’Eglise est celle de Pie XII adressée, fin 1944, au président hongrois, Horthy, contre les souffrances infligées aux juifs. Etait-ce une protestation sincère ou un abandon des thèses antisémites à quelques mois de la victoire des alliés ?

Enfin, quel intérêt auraient les catholiques à protéger les juifs, ceux qui ont vendu le Christ ? Rappelons qu’à l’époque, et ce jusqu’à Vatican II, les catholiques priaient pour les "perfides juifs". L’Eglise catholique a bien mené avec succès une campagne contre l’exécution des handicapés pendant l’été 1941. Pourquoi faire campagne contre ces exterminations, malgré les risques de représailles, et ne pas le faire contre l’extermination des juifs ? La vie d’un handicapé chrétien est-elle plus importante que la vie d’un juif ? On prend des risques dans un cas, on n’en prend pas dans l’autre…

Rappelons également que nombre de prélats s’opposèrent à la déportation des juifs convertis au catholicisme. Pourquoi une telle différence de traitement d’affaires pourtant assez proches ? On sauve les handicapés catholiques, on proteste contre la déportation des juifs convertis et on se tait pour les autres ceux qui ne sont pas catholiques…On établit donc une hiérarchie de valeur pour chaque être humain. Le catholique serait-il supérieur au juif ? Ainsi il semblerait que, selon l’Eglise romaine, on n'a pas la même importance selon ses croyances. Pour l’Eglise catholique, un juif converti est un catholique alors que pour un nazi, il reste un juif. Quelques nuances dans les points de vue ce qui n’empêchent pas nos chers prélats d’approuver, et de soutenir la politique antisémite des nazis et de leurs collaborateurs !

Notons, enfin, que les juifs n’étaient pas les seuls à déplaire au Pape puisque à la libération de Rome, Pie XII exprima une requête aux alliés, il leur demanda de ne pas affecter de soldats noirs à la porte du Vatican…

La position de l'église catholique en France est édifiante :

Le 30 juillet 1940, l’archevêque Salieges affirmait : "le gouvernement légitime de la France a, à sa tête un homme qui a fait don de sa personne à la France. Magnifique exemple de renoncement à tout égoïsme et d’amour généreux de la Patrie".

Le 2 octobre 1940, l’archevêque d’Aix déclare : "Nous devons tous nous serrer, sans hésitation, autour de l’illustre Maréchal".

Le 22 octobre 1940, on pouvait lire dans la Croix : "le chef de l’Etat professe des thèses semblables à celles du Souverain Pontife".

Le 19 novembre 1940, le cardinal Baudrillart, recteur de l’Université Catholique de Paris, déclarait : "Au ciel de la France de 1940, ciel chargé de tempêtes, une bienfaisante lumière s’est manifestée et a réveillé tous les espoirs ! Cette lumière, c’est bien sûr le Maréchal".

Le 16 février 1941, l’évêque Dutoit d’Arras rappelait les devoirs d’un bon catholique : "Le devoir est simple d’autant qu’il est grave : suivre et appuyer de notre confiance le Maréchal Pétain".

Le 3 décembre 1941, l’archevêque Baudrillart écrit : "Contre les puissances démoniaques, l’Archange Gabriel brandit son épée vengeresse, brillante et invisible. Avec lui sont unis et marchent les peuples chrétiens et civilisés qui défendent leur patrie, leur avenir aux côtés des armées allemandes".

En 1942, l’évêque de Marseille déclare : "nous n’ignorons pas que la question juive pose de difficiles problèmes nationaux et internationaux. Nous reconnaissons bien que notre pays a le droit de prendre toutes mesures utiles pour se défendre contre ceux qui, en ces dernières années surtout, lui ont fait tant de mal, et qu’il a le devoir de punir sévèrement tous ceux qui abusent de l’hospitalité qui leur fut si libéralement accordée".

Et aujourd'hui ??

En théorie, l’Eglise catholique a changé et est devenue plus "progressiste". Par contre, elle ne reconnaît pas ses erreurs pendant la seconde guerre mondiale. Onze livres ont été publiés de 1965 à 1998 pour briser la polémique lancée par "le vicaire", seulement les historiens ayant réalisé ces études sont des catholiques (le père Blet par exemple), personne d’autre n’a eu accès aux archives du Vatican sur la période 39-45.

Soucieux de son image, le Vatican a décidé, en octobre 1999, la création d’une commission internationale d’historiens juifs et catholiques "afin d’en finir avec les polémiques sur le rôle du Vatican durant la guerre". Cette commission rendit son rapport en octobre 2000. Les membres expliquèrent que les travaux historiques de l’Eglise sur ce sujet étaient incomplets et réclamèrent l’ouverture des archives du Vatican pour la période 1939-1945. Le Vatican a refusé cette ouverture, les membres juifs de cette commission ont alors démissionné. La commission s’est dissoute en juillet 2001.

Quelques rencontres et "évenements"

En avril 1985, le Pen est reçu par Jean-Paul II.

Le 12 mai 1996, le Vatican béatifie le Cardinal Schuster, qui était un ami de Mussolini.

En octobre 1998, l’archevêque Stepinac, qui était alors chef de l’Eglise catholique de Croatie, est béatifié. Celui-ci faisait chanter par le clergé croate, des te Deum, en l’honneur d'Ante Pavelic, chef des fascistes croates pendant la seconde guerre mondiale.

Le 12 novembre 2000, les partis d’extrême droite, en Italie, réclament une censure pour les livres scolaires. Le Vatican, par l’intermédiaire de l’Osservatore Romano du 12 novembre, en profite pour s’insurger contre la présence d’ "un amas confus de pulsions laïques" dans les livres scolaires et le "rabâchage idéologique (…) contre 2000 ans d’histoire chrétienne".

Le 24 novembre 2000, le Vatican s’oppose aux poursuites judiciaires sur l’or nazi entreposé dans sa banque. Il s’agit de plusieurs millions de dollars. Le Vatican tente d’empêcher la tenue du procès en se retranchant derrière sa qualité d’Etat indépendant (merci Mussolini).

En décembre 2000, Jorg Haider, chef de l’extrême droite autrichienne, offre un sapin de Noël à Jean-Paul II (c’est beau l’amour...).

Enfin, est-il nécessaire de rappeler que le Vatican a refusé de reconnaître l’Etat d’Israël de 1948 à 1993 ?

Je suis désolé si j'ai j'ai pu par ces rappels historiques choquer des catholiques mais l'histoire se doit d'etre vue de tous les cotés.

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MessageSujet: Re: A magyar holokoszt historiográfiájáról   27.04.06 12:11

J'aimerais apporter quelques éléments.
Simon Wiesenthal est mort, on dit qu'il était un chasseur de nazis mais il cherchait seulement la Justice.

C'était un homme indépendant, sans compromissions.
C'est seul et contre tous qu'il s'est personnellement investi dans la traque des pires criminels européens et orientaux.


Dernière édition par le 27.04.06 12:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A magyar holokoszt historiográfiájáról   

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