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 Près de la moitié des Hongrois prêts à brader la démocratie

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Arany
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Nombre de messages : 131
Date d'inscription : 02/01/2010

MessageSujet: Près de la moitié des Hongrois prêts à brader la démocratie   02.11.11 21:45

Carrément surprenant! Qu'en pensez vous?

ARTICLE DE HULALA: http://www.hu-lala.org/2011/11/02/pres-de-la-moitie-des-hongrois-prets-a-brader-la-democratie/


Selon une étude réalisée par le Nézöpont Intézet, 45% des Hongrois seraient prêts à remplacer le système démocratique actuel par un système autoritaire – de droite ou de gauche – qui leur assure une prospérité plus rapide.


45% sont opposés à cette idée, tandis que 10% ne se sont pas prononcés. Ce sont les militants de Jobbik qui sont les plus enclins à balayer la démocratie (65%). 57% des électeurs socialistes y consentent aussi, ce qui est parfaitement logique étant donné qu’ils constituent un électorat moyen plutôt rural et avec le niveau d’éducation scolaire le plus faible (un des principaux déterminants de l’attachement à la démocratie).

Les sympathisants LMP et Fidesz sont les plus attachés à la démocratie hongroise selon cette étude, un tiers « seulement » de leur électorat se déclarant prêt à y renoncer, respectivement 38% et 33%. C’est tout à fait logique et conforme au niveau d’étude moyen plus élevé de leurs électeurs. Mais concernant la Fidesz, ce résultat paraît tout de même paradoxal compte tenu du fait que ce que l’opposition dénonce avant tout est la dérive autoritaire du pouvoir et les tendances autocratiques de leur chef, Viktor Orban. Vraisemblablement, le seuil de tolérance entre ce qui relève d’une « dérive démocratique » est variable d’un électorat à l’autre, ou plus sûrement, selon que l’on soutient le parti au pouvoir ou celui dans l’opposition…


Manifestation contre la loi sur les médias le 14 janvier 2011 à Budapest (photo : HULALA)
Du tout bon pour Jobbik ?

Depuis que la gauche MSZP s’est fait le chantre de la démocratie en Hongrie, le parti d'extrême droite Jobbik incarne la seule alternative « autoritaire » concrète au système démocratique actuel. Même s'il joue le jeu de la démocratie parlementaire, personne ne doute de sa volonté d’être autoritaire et, n’ayant jamais été en position de gouverner, il peut se targuer d’être capable de faire beaucoup mieux que les partis d’alternance traditionnels pour assurer la prospérité aux Hongrois.

Le parti assure que, malgré son entrée au parlement, il n’est pas devenu un parti comme les autres et il promet de « foutre en l’air » le système, pourvu que le peuple lui en donne les moyens. Du coup, il n’est pas inimaginable qu’une partie des 57% de l’électorat socialiste qui se sont prononcés en faveur d’un pouvoir autoritaire dans l'espoir de voir un retour de la prospérité économique, puisse glisser à son tour vers l’extrême-droite.*

La loi sur les médias, le premier signal

Ce n’est pas la première enquête sociologique du genre, des sondages les années précédentes – sous "l'ère" Gyurcsany – avaient montré le désir d’une large partie de la population hongroise d’élire un homme fort et autoritaire...quitte à rogner un peu sur les acquis démocratiques du pays.

L’attachement des Hongrois à la démocratie (à LEUR démocratie ?) avait déjà été remis en cause par la presse internationale, à l’occasion de la loi sur les médias entrée en vigueur au 1er janvier dernier. Pleins de bons sentiments et persuadés de venir faire un reportage dans un pays au crépuscule de sa démocratie – ou à l’aube de la dictature - les journalistes étrangers avaient été frappés par l’absence de réaction des Hongrois face à la remise en cause de la liberté de la presse dans leur pays.

Dépêchés dès le mois de janvier, ils n’avaient eu alors à se mettre sous la dent que quelques misérables manifestations rassemblant péniblement quelques dizaines de personnes - et encore - d’un âge avancé et souvent d’anciens partisans du régime communiste, donc bien mal placés pour faire la leçon à la jeune génération qui ne fait finalement que reproduire ce qu’elle a subi plus tôt. Et la presse d’essayer de théoriser les raisons de ce désintérêt : des racines et des valeurs orientales peu réceptives et peu compatibles avec la démocratie ? Une culture démocratique mal comprise et trop récente ? Une désillusion après le changement de système ? La crise et la précarité économique ?

Il serait intéressant de reproduire la même (modeste) étude dans un pays qui connaît la démocratie depuis plus longtemps et qui s'en sort moins mal économiquement que la Hongrie, la France par exemple. On pourrait avoir des surprises...

* Plus ou moins de la même manière qu’en France le Front National s’est construit sur les ruines du PCF, Jobbik a prospéré dans le Nord-Est en taillant des croupières au parti socialiste.
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lebedias
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MessageSujet: Re: Près de la moitié des Hongrois prêts à brader la démocratie   03.11.11 23:24

Kedves Arany,
Tu ne peux pas comparer la France et la Hongrie, la France est un grand pays!
Comme nous disait notre guide turc, vous ne pouvez comparer la Grèce et la Turquie!
Les petites nations doivent dans leur intérêt d'abord rester humbles.
Et voici la particularité hongroise, les hongrois sont souvent timorés et leur dirigeants mégalos.
Zsák.
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bor
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Date d'inscription : 14/11/2007

MessageSujet: Re: Près de la moitié des Hongrois prêts à brader la démocratie   04.11.11 6:47

vu l'appréciation délirante - voire même insultante! du post suivant (insultant au regard du soin que j'avais mis à répondre aux deux fils du dessus par des exemples littéraires selon ma préférence et quelques analyses très personnelles, trop originales pour qui n'admet que ce que tout le monde dit!)
je renonce à toute expression



Dernière édition par bor le 04.11.11 23:18, édité 2 fois
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lebedias
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MessageSujet: Re: Près de la moitié des Hongrois prêts à brader la démocratie   04.11.11 21:21

Tu vois Arany,
C’est bien ainsi, celui qui vient d’un grand pays, d’une grande nation peut et se permettre de donner des leçons.
Celui-là met d’emblée tous les autres au pilori ne sachant pas qu’il agit tels ceux qu’il condamne.
Ce moi-je, se dit poète et nous attendons qu’il rime enfin, il se dit débile mais il ce peut qu'il soit seulement sottement méchant.
Ce qui est sûr, ce monsieur en veut à tout le monde et aussi au monde entier !
Frustration ou autre, nous sommes maintenant abonnés aux jérémiades de ce pauvre job.
Zsák
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bor
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Date d'inscription : 14/11/2007

MessageSujet: Re: Près de la moitié des Hongrois prêts à brader la démocratie   05.11.11 20:24

Arany a écrit:
Carrément surprenant! Qu'en pensez vous?
Se souvenir et faire se souvenir du poème EGY MONDAT A ZSARNOKSÁGRÓL
http://www.mek.iif.hu/porta/szint/human/szepirod/magyar/illyes/zsarnok.hun
que Gyula Illyés écrivit en 1950 (mais il n'a pu le publier qu'en 1956, pendant la révolution)

A Sentence About Tyranny http://www.hungarianquarterly.com/no139/p15.html

UNE PHRASE SUR LA TYRANNIE
(traduction Jean Follain):

Là où il y a tyrannie
tyrannie il y a
pas seulement à la gueule des fusils
pas seulement en prison

il y a tyrannie
pas seulement dans les chambres d'interrogatoire,
ni dans la voix de la sentinelle
criant dans la nuit

pas seulement dans le réquisitoire
sombre et fumeux
pas seulement dans les aveux
et le Morse du prisonnier

pas seulement dans la sentence
glacée du juge prononçant: coupable
il y a tyrannie
pas seulement dans le "garde-à-vous!"

dans ce cri de la raideur militaire: "Feu"
dans le roulement du tambour,
pas seulement dans la façon dont un cadavre
est balancé dans la tombe,

pas seulement dans les nouvelles
chuchotées avec peur
à travers des portes
furtivement entrouvertes;

pas seulement dans le doigt devant la bouche
qui veut dire: tais-toi
il y a tyrannie
tyrannie encore;

pas seulement dans les traits d'un visage
muré comme une prison
dans les cris de douleur
inarticulés derrière des barreaux,

dans le flot violent
des larmes muettes
qui ajoutent au silence
dans les pupilles dilatées;

il y a tyrannie
non seulement dans les acclamations,
debout, rugis
dans les hourrah, dans les chants,

là où il y a tyrannie,
tyrannie il y a
non seulement dans les mains
qui applaudissent inlassablement

dans les cors de l'Opéra,
dans les pierres des statues
tout aussi tonitruantes que mensongères,
dans les couleurs, les salles d'exposition

dans chacun des cadres
et déjà dans le pinceau;
pas seulement dans le bruit discret
d'une voiture qui glisse dans la nuit

dans le fait qu'elle s'arrête au portail;
là où il y a tyrannie elle demeure
présente et partout
plus que ton dieu d'autrefois,

il y a tyrannie dans les crèches,
les conseils du père
les sourires de la mère
les réponses données par un enfant à l'étranger;

pas seulement dans les fils barbelés,
dans les lignes des livres,
dans les slogans abrutissants
mieux que fils barbelés

elle est là aussi bien
dans le baiser d'adieu,
dans la façon dont l'épouse dit:
quand rentres-tu, chéri?

dans les "comment ça va?"
répétés machinalement dans les rues,
dans les poignées de mains
subitement devenues plus lâches,

dans le visage de ton amour
qui soudain se fige, glacial,
la voilà présente,
elle-même au rendez-vous,

pas seulement dans l'interrogatoire,
mais aussi dans les aveux,
dans la griserie de douces paroles
comme la mouche dans du vin

car tu n'es plus seul
même dans tes rêves,
elle est au lit nuptial,
même plus tôt que le désir

tu ne crois beau
que ce qui lui a déjà appartenu une fois;
avec elle tu couchais
lorsque tu croyais aimer,

elle est dans les assiettes, les verres,
le nez, la bouche,
dans le froid, l'obscurité,
dehors et dans ta chambre

comme si par les fenêtres ouvertes
une puanteur de charogne pénétrait
comme si quelque part dans l'immeuble,
il y avait fuite de gaz,

quand tu parles en toi-même,
c'est elle, la tyrannie qui interroge,
tu n'es plus libre
même en imagination,

là-haut, la voie lactée est transformée,
que balaye la bande frontalière des faisceaux de lumière,
c'est comme un champ de mine
et l'étoile est comme un judas,

il y a comme des tentes grouillantes au ciel
formant un seul camp de travail
la tyrannie parle
dans la fièvre, dans le son des cloches,

dans la bouche du prêtre confesseur
dans ses sermons,
église, Parlement, échafaud
concourent au même théâtre;

tu as beau fermer et ouvrir tes paupières
toujours elle te regarde;
t'accompagne,
comme la maladie, le souvenir;

le train roule au rythme d'une phrase:
tu es prisonnier, prisonnier;
la tyrannie tu la respires
à la montagne, à la mer;

quand l'éclair luit, c'est elle
aussi présente dans chaque bruit,
dans chaque lueur inattendue,
dans le haut-le-corps aussi bien

dans le calme encore
dans la lassitude des menottes
le battement de l'averse,
ses barreaux qui vont jusqu'au ciel;

dans la chute de la neige
dont la blancheur t'enserre comme les murs de ta cellule;
c'est elle qui te regarde
à travers les yeux de ton chien,

car elle demeure présente dans chaque projet
dans tes lendemains,
dans tes pensées,
dans chacun de tes gestes;

tu la suis, tu l'engendres
comme le fleuve son lit;
essaies-tu de regarder hors de sa portée
elle te regarde dans la glace;

tu as beau vouloir t'enfuir, elle te guette
tu es à la fois prisonnier et geôlier
elle s'insinue dans le goût de ton tabac,
l'étoffe de tes costumes

elle pénètre au plus profond
jusqu'à la moelle de tes os;
tu voudrais réfléchir, mais seuls
te viennent à l'esprit ses propos

tu voudrais regarder, mais tu ne vois
que ce qu'elle te montre
déjà tout flambe autour de toi,
foret qu'incendie une seule allumette

celle qu'en la jetant
on n'a pas écrasée;
toi aussi, la tyrannie te surveille,
á l'usine, aux champs, dans ta maison

tu ne sais plus ce qu'est vivre
ce qu'est la viande, le pain,
ce que peut être désirer,
ouvrir tes bras,

ainsi, l'esclave lui-même
forge les fers qu'il porte
c'est elle qu'en mangeant tu engraisses
pour elle que tu engendres des enfants,

là où il y a tyrannie
chacun est maillon de la chaîne,
elle t'enveloppe de pestilence
toi-même es tyrannie,

taupes sous le soleil
c'est ainsi que nous errons dans une aveugle obscurité,
nous nous bousculons dans les réduits
comme en plein Sahara

car là où il y a tyrannie,
tout reste vain,
même le chant aussi fidèle qu'il soit
n'importe quel ouvrage,

car elle demeure
depuis le commencement, prés de ton tombeau,
elle décrète qui tu étais,
se sert de tes cendres.




Dernière édition par bor le 09.11.11 1:44, édité 3 fois
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lebedias
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Date d'inscription : 09/11/2009

MessageSujet: Re: Près de la moitié des Hongrois prêts à brader la démocratie   07.11.11 1:26

bor a écrit:
[center]
Arany a écrit:
Carrément surprenant! Qu'en pensez vous?
Se souvenir et faire se souvenir du poème EGY MONDAT A ZSARNOKSÁGRÓL
http://www.mek.iif.hu/porta/szint/human/szepirod/magyar/illyes/zsarnok.hun
que Gyula Illyés écrivit en 1950 (mais il n'a pu le publier qu'en 1956, pendant la révolution)

A Sentence About Tyranny http://www.hungarianquarterly.com/no139/p15.html

UNE PHRASE SUR LA TYRANIE
(traduction Jean Follain):


Magnifique, sublime cette" phrase sur la tyrannie"

Ce texte doit plaire à beaucoup puisque ni dans le texte initial (sauf erreur) ni dans la traduction, le moi et le je ne nous sont imposés.
Comme quoi, pour l'auteur qui essaye de faire moins long tout est possible et nous parait par ce charme très agréable.
Zsák.
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Date d'inscription : 09/11/2009

MessageSujet: Re: Près de la moitié des Hongrois prêts à brader la démocratie   07.11.11 23:56

Bien sûr, il fallait être fou pour s'imaginer un seul instant que le sort de la Hongrie millénaire pût intéresser les grands peuples: ceux-ci l'écrasaient avec indifférence quand ils la trouvaient sur leur chemin, ou l'utilisaient comme un protectorat, s'ils estimaient qu'elle leur rendre quelques menus service...
Sándor Márai, mémoires de Hongrie.
Zs.
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MessageSujet: Re: Près de la moitié des Hongrois prêts à brader la démocratie   Aujourd'hui à 5:06

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