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 Festival de Berlin 2011

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pipacs
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MessageSujet: Festival de Berlin 2011   21.02.11 22:50



Ours d'argent remporté par A Torinói Ló (Le Cheval de Turin) de Béla Tarr


Grand Prix au festival de Berlin 2011, The Turin horse risque bien de provoquer une fois de plus l’admiration totale pour le génie du hongrois Bela Tarr, mais aussi le rejet pur eet simple de ceux qui refusent la radicalité de son cinéma contemplatif et hermétique. Comme nous nous plaçons dans la première catégorie, nous ne pouvons pas passer sous silence l’un des films que nous attendons le plus cette année. A noter qu’aucun distributeur français ne s’est porté acquéreur du film, même si son très récent prix à Berlin devrait permettre au film de sortir de l’ombre.
Nous vous proposons de regarder ci-dessous la bande-annonce radicale du long-métrage. Un pied-de-nez à tout ce qui se fait dans le genre, de façon à prévenir les spectateurs de l’originalité du film qu’ils iront voir en salles.


[...]Au Festival de Berlin, il restait à voir le plus surprenant, le plus déroutant et aussi le plus beau film de la sélection : A Torinoi Io (Le cheval de Turin), du Hongrois Bela Tarr, qui dure 145 minutes. Une œuvre époustouflante, ensorcelante, filmée en noir et blanc sans presque pas de dialogues, deux seuls personnages et un cheval.

Deux acteurs, le père et sa fille, Janos Derzi et Erika Bok, qui exercent sur le spectateur une fascination extraordinaire. Il vivent dans un huis clos, se nourrissant de pommes de terre bouillies et buvant l’eau d’un puits. La mise en scène de Bela Tarr est faite de très lents plans-séquences, s’appuyant sur une musique envoûtante de Mihaly Vig. Le très intrigant récit du Cheval de Turin a pour origine un curieux incident qui s’est produit à Turin le 3 janvier 1889.

Ce jour-là, Friedrich Nietzsche sort de la maison située au 6 de la Via Carlo Alberto. Le grand philosophe voit devant lui un cocher de fiacre qui paraît avoir des ennuis avec son cheval récalcitrant. Le cocher crie, perd patience et brandit son fouet. Nietzsche intervient alors par pitié pour le cheval dont il entoure l’encolure de ses bras. La foule de curieux qui s’était approchée aurait vu le philosophe pleurer en faisant ce geste. Par la suite, aidé par sa mère et sa sœur, Nietzsche rentre à la maison où il demeure sous le choc, plongé dans le silence et la démence jusqu’à sa mort survenue dix ans plus tard. Le film de Bela Tarr s’intéresse à la suite de cet incident, ce qu’il est advenu du cocher et de son cheval. On part alors dans un voyage dans la nuit des temps, une descente aux enfers.
Arrow Suite ici



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Dernière édition par pipacs le 23.02.11 22:38, édité 1 fois
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pipacs
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MessageSujet: Re: Festival de Berlin 2011   23.02.11 22:15



Je souhaitais enchaîner sur le post de "Bor", qui a soudain disparu, donc tout sur ce quoi je rebondissais est caduque,notamment mes impressions concernant les propos Arrow de Béla Tarr et de Arrow Michel Reilhac.
Alors je continue sur la présentation du film.

Bon ça me fatigue Mad ces apparition/disparitions de posts comment instaurer ce qu'on appel un fil?

Je veux juste mettre en avant l'indignation des cinéastes hongrois, soutenus par un grand nombre d'artistes internationaux sur la politique hongroise de la culture
Les cinéastes Ildikó Enyedi, Benedek Fliegauf, Szabolcs Hajdú, Miklós Jancsó, Ágnes Kocsis, Márta Mészáros, Kornél Mundruczó, György Pálfi et Béla Tarr ont rendu publique une lettre ouverte aux amis du cinéma hongrois, dont voici le texte

"La culture est un droit de l'homme fondamental ! Les films et l’industrie cinématographique hongrois font partie intégrante de la culture européenne. Les films hongrois parlent des Hongrois et de leur vie d'une manière originale et unique. Ces travaux d'art utilisent un langage artistique particulier et autonome pour informer le monde à propos du pays et de son destin. Ruiner cela signifie détruire la culture ! Et ceci ne peut pas être justifié par l'utilitarisme, par une fausse interprétation de la situation économique, par une intention politique ou une opinion subjective. Le gouvernement hongrois a décidé de substituer à une structure autonome démocratique et indépendante garantissant la pluralité des films hongrois un système où une seule personne prend les décisions. A notre avis, cette décision met en danger la nature diversifiée des films hongrois qui prévalait jusqu'à présent Nous, cinéastes hongrois, qui souhaitons continuer à être engagés et véridiques par rapport à notre vocation et qui aimerions continuer à travailler en accord avec le meilleur de nos capacités et de nos convictions, dans la responsabilité et dans l'honneur, demandons à chacun de soutenir la survie de la polyphonie du cinéma hongrois !"
Arrow Lire également cet article

Dans ce film, le cheval de Turin, qui dure 2h30, et est en noir & blanc, les dialogues sont rarissimes et l’intrigue est extrêmement resserrée. On suit les journées d’un vieux paysan manchot, sa fille et leur cheval mourant dans une ferme perdue battue par les vents.

Rien de bien funky n’est-ce pas ? Et pourtant, la beauté inouïe de l’image et la majestuosité des plans-séquences (le film en comporte environ 30, de 5 minutes chacun) nous plongent dans une espèce de grâce envoûtante. Un peu comme pour 2001 de Kubrick, la composition de chaque plan est tellement proche de la perfection que chaque image du film pourrait être isolée, agrandie, encadrée et exposée. Et ensuite, par de subtiles ruptures dans le quotidien de ces paysans (le cheval ne mange plus, l’eau se tarit, des bohémiens annoncent des malheurs), l’intrigue finit par se doter d’une dose d’étrangeté et d’apocalypse qui maintient notre attention jusqu’à l’ultime minute.
La fin du monde vue du bout du monde, tel semble être l’angle de Bela Tarr dans ce film infiniment crépusculaire. Cette décrépitude lente et fascinante interroge notre condition humaine dans ce qu’elle a de plus élémentaire et nous invite à nous demander de quoi nous avons besoin pour vivre, spirituellement et matériellement (cf. la scène où ils doivent choisir les biens à emporter avant de partir).
Jubilatoire par sa beauté, fascinant par son propos, The Turin Horse est un film-expérience somptueux.
source "marivaudage" sur le site senscritique



Arrow Une autre critique du film




Ce film a séduit et fasciné par "sa majestueuse variation sur le dénuement, le labeur et la répétition quotidienne des mêmes gestes."

Quelques rares photos du film qui montrent le dépouillement des scènes







Une caricature

Béla Tarr est maître dans ce cinéma épuré qui frise l'ascétisme et qui peut vraiment irriter...



Arrow son dernier film, l'homme de Londres présenté à Cannes en 2007 a été contreversé( on a adoré ou détesté) , c'est un peu une reconnaissance en forme de testament? pour cet artiste engagé en présentant son dernier film.

Pour avoir vu l'homme de Londres, j'ai trouvé que la revisite de ce film, de Decoin de 1943 apportait une atmosphère plus glauque qui colle vraiment au roman de Simenon, un esthétisme formel indéniable, une maîtrise des plans, parfois au mépris de l'intrigue et de la profondeur psychologique des personnages( essentielles dans l'original),c'est beau, hypnotique mais bon sang, qu'est-ce que c'est lent
Arrow Le film est sorti en DVD



La suite après visionnage du film??


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bor
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MessageSujet: Re: Festival de Berlin 2011   26.02.11 2:01

pipacs a écrit:
[color=darkred]les propos Arrow de Béla Tarr
L'essentiel est de connaître précisément les paroles de Béla Tarr dans cet interview dont on peut supposer qu'il ne sera bientôt plus accessible. C'est pourquoi je viens à l'instant d'en faire la transcription (ne connaissant pas l'anglais, du moins oral, je ne peux compléter la traduction qui est sèche, sans âme, sans l'expression du ton, des mots répétés; néanmoins elle est utile):

Béla Tarr a écrit:
J'aime ce plan, une bande annonce doit dire quelque chose à propos du film; une bande annonce doit vous éclairer sur le style, et vous en dire un peu sur le sujet, et ce plan, quand la lumière devient faible, et à la fin s'éteint, illustre tout le truc.
Bertrand Loutte a écrit:
Je n'ai pas envie de vous parler de Nietzsche, mais plutôt de Goethe. Quand je vois ce plan, je pense à « lumière, plus de lumière » les dernières paroles qu'il a prononcé avant de mourir
Béla Tarr a écrit:
Il y a une différence entre (il prononce les mots de Goethe en allemand) et aujourd'hui: Goethe croyait en « plus de lumière », et moi je ne crois pas une telle chose possible.
Béla Tarr a écrit:
Quelqu'un qui a deux mains, il peut faire plein de choses, mais si vous n'avez qu'une main, vous ne pouvez pas passer votre vie tout seul, vous avez besoin de l'aide de votre fille. Je voulais juste montrer et dire à quel point ils doivent être ensemble: le père, la fille et le cheval. Si l'un d'eux disparaît, c'est le monde qui s'écroule.
Béla Tarr a écrit:
C'est un film très physique. Nous voulions juste vous montrer ou vous forcer à ressentir à quel point c'est dur chaque matin, que tout est lourd, rien que le fait de vivre, d'être, c'est lourd, c'est vraiment lourd.
Béla Tarr a écrit:
Si vous regardez mes films, de « Family Nest » (1979 Családi tüzfészek) » à celui-ci, vous pouvez voir comment nous avons avancer, pas à pas, film après film. Et c'est pareil dans la vie, quand vous approchez de la fin, tout change un peu, tout devient plus profond, vous avez fait des choses de votre vie. C'est pourquoi je pense que nous nous rapprochons de l'obscurité, du noir.
Béla Tarr a écrit:
Si vous regardez ce film attentivement, vous vous rendez compte que j'ai bouclé une boucle, c'est clos et empacter, ça me va. Je ne veux pas être un cinéaste professionnel qui se répète, qui duplique son style rien que pour gagner de quoi subsister. Non vraiment ça n'a pas de sens. Je respecte mes films, et je ne veux ni répétition, ni copie de ces films, vraiment. J'ai le sentiment que c'est fait, c'est fini. J'ai dit tout ce que j'avais à dire à travers mes films. C'est pourquoi je pense qu'il vaut mieux pour moi et pour mes films que je passe la main.

http://hu.wikipedia.org/wiki/Tarr_B%C3%A9la


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bor
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MessageSujet: Re: Festival de Berlin 2011   27.02.11 9:58

L'émotion passée, il faut essayer de comprendre les choses précisément
Citation :
Le gouvernement de Viktor Orban, qui s’est déjà distingué par ses attaques contre la liberté de la presse, veut remplacer l’organisation en « studios » du cinéma par un directeur unique, le producteur Andrew J. Vajna, Américain d’origine hongroise. Sa carrière parle pour lui : il produisit les Rambo et les Terminator. Quel que soit 
le jugement qu’on puisse porter sur ces films, 
le but premier de son producteur était de faire avec eux le maximum d’argent.
(--)
Or c’est le retour des marchands qu’annonce la nomination d’un directeur unique de la cinématographie. Tel est le libéralisme appliqué à la culture.
http://www.humanite.fr/15_02_2011-hongrie-le%C3%A7-d%E2%80%99histoire-465247
Cet article fait une intéressante et rare sythèse des faits, et finalement de l'enjeu:
c'est le libéralisme à tout crin en vue de faire avec le cinéma le maximum d’argent

Alors quand je lis http://centraleasteurope.bbfr.net/t2208-produits-hongroispour-actualiser#14637
La culture hongroise prend une claque, il reste toujours son agriculture - cela me fait bondir, car cela revient à dire: "eh bien tant pis pour la culture, rabattons-nous sur la bouf'"! C'est exactement ce que veut le gouvernement fidesz: soutenir les "secteurs porteurs" = les secteurs qui peuvent rapporter, et pendant ce temps, on écrase la recherche, la culture, toute forme de pensée! C'est ainsi qu'ont fait/font bon nombre de dictature: développer les secteurs productifs tout en mettant le baillon sur la réflexion et l'expression!

Cette promotion de la bouf', du "consommable sans réfléchir", du "ici et maintenant et rien d'autre" est dans le contexte actuel fort dommageable. Je comprends que l'on soit fier de son saucisson, de son vin, - mais il n'y a pas que la bouf' ou la boisson dans la vie!
Et partout où on va ou on regarde qc de hongrois, ou les contacts qu'on peut avoir c'est le même refrain - bouf, bouf! Jamais ou si peu de culture! Le folklore, parfois le cinéma - mais pas en ce moment! en ce moment, c'est bouf et boisson! (je ne veux pas donner d'exemple concret, mais j'en ai un gros en tête, vécu il y a quelques jours, pour écrire cela, et ça ne passe vraiment pas...)

Donc consommer, et fermer-là! ou consommer, acheter, et laissez aux autres le soin de penser, de réfléchir - voilà la politique du gouvernement, et finalement l'idée que se font les Hongrois de la culture. Pas d'accord!

On ne peut à la fois défendre la liberté d'expression, la diversité culturelle et marcher dans le tout consommation exclusif! Je serais à votre place, j'excluerais la promotion du consommable, tant qu'on mettra le baillon sur la culture, qu'on casse tout pour ne faire que du fric!! Comment sinon sortir de cette impasse, de cette régression culturelle actuelle ?
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pipacs
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MessageSujet: Re: Festival de Berlin 2011   27.02.11 14:29

Citation :
Alors quand je lis http://centraleasteurope.bbfr.net/t2208-produits-hongroispour-actualiser#14637
La culture hongroise prend une claque, il reste toujours son agriculture - cela me fait bondir, car cela revient à dire: "eh bien tant pis pour la culture, rabattons-nous sur la bouf'"!

Allez Bor, c'était de l'humour, vraiment tu n'en as pas le sens, tu n'as pas remarqué que je pouvais être sarcastique??Tu as démarré au quart de tour, et c'était pour faire réagir bien sûr!!juste un jocolor sur culture et agriculture!
tu me déçois, je suis la première à mettre en avant les initiatives et le patrimoine tout azimuth culturels de la Hongrie et je ne peux qu'avoir le frisson en visionnant le constat de Arrow Michel Reilhac proposé plus haut; qui pourtant n'a pas une implication politique particulière en Hongrie et "n'est que" le directeur d'Arte France cinéma, chaîne ô combien culturelle.

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Bakonyi
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MessageSujet: Re: Festival de Berlin 2011   27.02.11 19:11

Je ne sais pas par où commencer .
Ah , peut-être par dire à Bor qu'il attache plus d'importance à la culture hongroise que beaucoup de hongrois ? Et je le remercie pour cela . Le travail que tu as accompli sur des poètes hongrois , peu de gens en seraient capables !
La bouffe ? Que veux tu , les hongrois sont fiers de leurs produits , comme les français sont fiers que la cuisine française soit déclarée : patrimoine de l'humanité .
Quelle blague ! Mag Do et compagnie ! Steak frittes !
La culture ? Mais tout aspirant dictateur est contre . Il ne faut pas que le "peuple" réfléchisse ! Alors il faut faire main basse sur la culture . On instaure la censure , on musèle la presse . On élimine les philosophes (comme Orbàn a supprimé les subventions pour les philosophes hongrois ) , on met la main sur le cinéma etc . . .
Nous , aussi , nous devons faire attention : on diminue les heure d'histoire dans les lycées , il n'y a plus d'hellénistes ( la dernière nous a quittée il n'y a pas longtemps ) , les latinistes , on peut les compter sur les cinq doigts de la main . Pourtant ces deux langues sont à l'origine du français , et ces deux pays à l'origine de la culture occidentale . Eh ben , non . on efface tout , et on adopte l'anglais .
Bon . Je m'arrête là . Pourtant il y aurait tellement à dire ! Aussi bien pour la Hongrie que pour la France !
Mais je ne veux pas comparer la France et la Hongrie . Il n'y a pas de comparaison possible . Jusqu'à preuve du contraire nous somme encore en démocratie , dans un pays libre . Mais il faut être vigilant .
Et encore une fois Bor , sois indulgent pour " la bouffe " . Il me semble que quelque part ça aussi fait partie de la culture d'une nation . Le paprika pour les hongrois , c'est comme les sauterelles pour certains peuples d'Afrique , ça fait partie de la culture .
Bakonyi
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An Alré
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MessageSujet: Re: Festival de Berlin 2011   27.02.11 20:16

Sleep


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pipacs
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MessageSujet: Re: Festival de Berlin 2011   27.02.11 22:06

Pour reprendre ce que j'ai dit sur Arrow ce post et aller dans le sens de Bakonyi et Alré, la bouffe, la gastronomie, bref les plaisirs de la table, la spécificité des produits font partie des traditions d'un pays, d'une région donc de sa culture au sens entier du mot; et la bouffe en Hongrie importante surtout ce qu'on en fait c'est à dire un moment de convivialité et de partage à ne surtout pas refuser.
C'est souvent le cas de la part des gens qui ont peu et beaucoup à offrir et en Hongrie c'est encore comme ça, même s'ils ont maintenant un peu plus.
Donc il ne faut pas rabaisser tout ce qui se trame autour de la nourriture et la boisson, c'est éminamment culturel à mon avis.Si vous êtes invité chez un hongrois, ne vous avisez pas à refuser un met, votre degré de sympathie sera proportionnel à ce que vous acceptez de manger ou de boire, même le petit verre de palinka du matin(un peu dur dur , c'est vrai), si ça c'est pas culturel? et puis ne dit on pas que les grands cuisiniers sont des artistes tout simplement

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lebedias
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MessageSujet: Re: Festival de Berlin 2011   28.02.11 1:10

Rien à ajouter et pourtant l'envie me démange.
Donc je ne peux me taire.
Fin des années nonante(quatre-vingt-dix) après avoir bourlingué pour nos vacances en France une dizaine d'années, nous avons décidé de partir à l'est.
Les vacances en Tchécoslovaquie nous ravirent sauf que. La gastronomie fut pour le moins monotone.
L'année suivante la Hongrie nous a ouvert les bras et dès lors nous fumes pris de contagion...
Zs.
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bor
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MessageSujet: Re: Festival de Berlin 2011   28.02.11 3:16

or donc ORNICAR comme on lit en chi* http://www.youtube.com/watch?v=7AuV2R3dyJ0 Bilizés közben olvasni dès le plus jeune âge, qu'au fond rien n'interdit de http://www.vidyoara.com/izle/484210090101/lire-du-shakespeare-en-bikini-et-en-mangeant-du-popcorn, et que ma foi n'est-ce pas http://www.youtube.com/watch?v=jIyo29pjgDI&feature=player_embedded#at=14 ...
Le sujet ici c'est Béla Tarr - donc réfléchissons avec ou par lui
Béla Tarr a écrit:
Quelqu'un qui a deux mains, il peut faire plein de choses, mais si vous n'avez qu'une main, vous ne pouvez pas passer votre vie tout seul, vous avez besoin de l'aide de votre fille. Je voulais juste montrer et dire à quel point ils doivent être ensemble: le père, la fille et le cheval. Si l'un d'eux disparaît, c'est le monde qui s'écroule
Si par deux mains, on remplace culture et cuisine: la culture seule ne peut suffire à valoriser le pays, comme la cuisine ne peut y suffire à elle seule. Pour reprendre une expression ancienne (Sully) (qui vu le contexte d'hier et celui en Hongrie pourrait se recouper)
http://vdaucourt.free.fr/Mothisto/Sully/Sully.htm Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France
Je ne considère pas les livres ou le cinéma comme des produits de luxe, bien que cela en soit presque un pour les plus pauvres
Labourage = cuisine -- pâturage = culture - on supprime le pâturage, reste le labourage - ça peut n'être pas mal, mais un pan important du patrimoine disparait. On supprime ou on étouffe la création, la réflexion, l'art - fondement de tout pays, et qui n'est pas quelque chose qui se programme du jour au lendemain; on étouffe les créateurs comme Béla Tarr, pas sûr ou pas très vite un autre renaîtra comme par magie: il faut du temps pour la qualité, l'intériorité - sauf un miracle comme Petôfi...

Il n'est pas question pour Orban de supprimer l'un ou l'autre, mais de faire de l'une et de l'autre une marchandise rentable de suite. Or si la cuisine peut relativement bien se soumettre à cette exigence, la culture n'est pas aussi malléable, sauf à ne faire que des trucs à consommation immédiate, visibles et compréhensifs pour le plus grand nombre - type gros buz à l'américaine - mais adieu Béla Tarr et tout ce qui fait la marque hongroise du cinéma. La tv hongroise est affligeante, m'a-t-on dit. Donc on généralise le pire = norme!

Oui, Pipacs: tu fais beaucoup d'effort à mener les deux de front, et je suis ingrat en t'attaquant - mais je voulais juste poser le problème: QUE FAIRE ou COMMENT FAIRE pour stopper la régression culturelle hongroise ? En la faisant passer aux oubliettes, comme le font TOUS les organes hongrois, ou en les menant en parallèle ? Le stand CBA ne proposait AUCUN livre, cd, dvd (je n'y suis pas allé, mais j'en suis sûr!). Presque tous ici vous criez: cuisine = culture! Pour moi ce sont deux domaines aussi importants et riches l'un que l'autre et qui méritent d'être connu ensemble, et non l'un excluant l'autre! -- Et même qu'on doit ingurgiter tout ce qu'on vous donne, sinon on est malpoli! C'est délirant, et moi je ne peux pas ingurgiter jusqu'à m'étouffer, c'est impossible. Et on parle d'accueil hongrois merveilleux: non, c'est du gavage d'oie! C'est un accueil non pas inhumain, mais anti-intellectuel! C'est une course folle pour l'immédiat! Alors que la particularité culturelle hongroise est autrement plus riche! Qu'on nous donne/laisse au moins le choix! Qu'on respecte ceux qui ne veulent ou ne peuvent se gaver, et qu'on ne les méprise pas, comme on fait! L'accueil hongrois, c'est du bourrage de crâne, comme la France, pays des droits de l'homme ou du camembert!... Il n'y a que les Hongrois pour trancher ou étouffer leur patrimoine culturel, ou plus exactement à le défendre sur une patte! L'aigle hongrois n'a plus qu'1 aile: la cuisine qui vaut pour 2 ailes! Délire! En conséquence, (vu que l'Europe est nulle/piteuse) le choix hongrois me désespère et je deviens d'accord avec Béla Tarr:
Béla Tarr a écrit:
Goethe croyait en « plus de lumière », et moi je ne crois pas une telle chose possible.
(--) ressentir à quel point c'est dur chaque matin, que tout est lourd, rien que le fait de vivre, d'être, c'est lourd, c'est vraiment lourd (--) C'est pourquoi je pense que nous nous rapprochons de l'obscurité, du noir.
http://centraleasteurope.bbfr.net/t2211-festival-de-berlin-2011#14636
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Bakonyi
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MessageSujet: Re: Festival de Berlin 2011   28.02.11 11:32

Mais Bor , il est évident que le choix de " l'immédiat" d'Orbàn est un désastre . Il n'y a pas de culture sans poésie , sans créations artistiques , sans réflexions !
Et je suis d'accord avec toi : il ne faux pas prendre les invités pour des oies à gaver ( malheureusement c'est le cas en Hongrie , comme dit Pipacs ) . Je ne faisais que défendre un des aspects de la culture . Qui n'est pas propre à la Hongrie d'ailleurs , Du Nord au Sud , de l'Est à l'Ouest , tous les peuples sont fiers de leurs produits , qu'il s'agisse d'ordinateurs ou de légumes , de voitures ou de foie gras .
Et aussi , je te rassure , parmi les 3 ou 4 cents DVD que j'ai , tu ne trouveras pas de Rambo ou de Terminator , mais tu trouveras "Psaume rouge ", " Jacques Lacan " ( leçons à la Sorbonne ) , mais aussi "Potemkin" et "Le train sifflera trois fois " .
Ne me fais pas dire "cuisine = culture" . Mais je pense qu'elle aussi fait partie de la culture , ne serai ce qu'un peu .
Pour finir , je dis de nouveau mon admiration pour tes travaux sur les poètes hongrois . Tu a fait , et tu fais , un travail admirable ! Et s'il te plais , continu !
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pipacs
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MessageSujet: Re: Festival de Berlin 2011   28.02.11 18:28

Citation :
Et je suis d'accord avec toi : il ne faux pas prendre les invités pour des oies à gaver ( malheureusement c'est le cas en Hongrie , comme dit Pipacs )

Attention, Bor et Bakonyi, je n'ai pas parlé de gavage, mais de politesse et de partage voire de coutume ( le petit verre de palinka).
Pour en revenir à la culture intellectuelle et à son importance, je dirais que je n'ai jamais vu autant de livres dans les foyers hongrois de tout milieu social, chez les ados, les adultes, les séniors etc.... je me fonde sur ce que j'ai constaté dans ma famille et chez des amis, les livres ne sont pas très chers( Maintenant mes connaissances ne me permettent pas d'attester si ce sont des "bons" bouquins ou des romans de gare ou à l'eau de rose), mais les hongrois lisent, allez faire un tour dans les chambres d'ados en France...
Et puis les places de théâtre, de concerts classiques etc.. étant plus accessibles pour les hongrois, je pense qu'ils fréquentent beaucoup plus les lieux....



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Bakonyi
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MessageSujet: isser cette belle cuisse de canard ,    28.02.11 19:18

Oui , oui . Pas de gavage .
Mais un de mes auteurs hongrois préféré , je veux parler de Széchenyi Zsigmond , parle dans un de ses livres de "regrettable gavage" : " encore un peu de blanc de poulet ,et vous n'allez pas laissez cette belle cuisse " ? Il avait ça en horreur . Il disait que c'était une coutume hongroise regrettable .
Ah , le pàlinka . Un de mes oncle commençait ses journées par un verre de körte pàlinka , pour éclaircir la gorge . Et ma tante disait , mais un petit verre le matin , ce n'est pas boire .
Tu sais Pipacs , un jour j'étais invité à la chasse dans l'Yonne , par le maire d'un village . Avant de partir dans les champs , il a fallu boire deux verres de gnôle . Heureusement le grand air , et la fraicheur ont vite fait de me dégriser . Résultat : deux cailles et un lièvre .
Pour ce qui est des livres , chez moi tout le monde avait sa bibliothèque : mon père ( la plus importante ) , ma mère , mon frère et à 12 ans moi aussi , j'avais quelques livres .
Lors de mes vacances en Hongrie , j'achetais toujours des livres et des disques . Bien moins chers qu'en France . Cinéma , concerts et théâtres étaient aussi très bons marchés
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MessageSujet: Re: Festival de Berlin 2011   28.02.11 21:42

je vous remercie pour votre modération vis à vis de mes propos, car je sais bien qu'attaquer comme cela de front une telle coutume, c'est plus qu'audacieux, c'est presque un crime de lèse majesté, qui m'aurait valu des foudres incroyables il y a quelques années ailleurs, et verbalement, en tête à tête avec q, cela aurait fait de sacrés étincelles!

mais je n'ai plus envie de me retenir sur ce qui me bloque moi-même!
une des raisons, ce n'est pas la seule, qui me font ne pas me rendre en Hongrie, est celle-là: la crainte du gavage!
je ne pourrais absolument pas m'y soumettre pour des raisons liées à mon état physiques et à mon histoire personnelles

ce que vous évoquez quant à la lecture des Hongrois, leur intérêt culturel, etc - je crains que cela date un peu: d'après je ne sais plus quelle source (mais elle est hongroise), les choses ont bien changé, ou sont envoie déclinantes. Quand on m'a dit cela, j'en fus étonné, mais je n'ai à tort pas approfondi, mettant ça sur un cas personnel (mais j'ai eu d'autres échos du même genre), répondant seulement ceci avec force et grande reconnaissance:
-- quand je vois la richesse et la diversité du web hongrois, l'accessibilité qui est donné même à des oeuvres contemporaines, cela me suffit pour tenir en haute estimes les Hongrois, car à l'inverse, je sais combien un lecteurs ou une lectrices hongroise auraient de difficultés pour accéder à nos publications fr du 20e siècle: tout est payant, quand purement et simplement inacessible sur le web!

(Je commence à déchanter un peu - certains fichiers passent de .doc à pdf = ce qui rend leur usage compliqué pour celui qui traduit ou simplement veut étudier un morceau, et les logiciel de conversion ne prennent pas en compte les signes à double accentuation, ce qui oblige à des opérations fastidieuses rien que commencer le boulot! Et certains accès deviennent payant.)

Mais ce n'est pas encore catastrophique, il reste des sources intactes - comme celles qui m'ont permises de réaliser toutes mes études depuis 7 ans. Sans le web hongrois, j'aurais dû renoncer dès le début à me cultiver, toute étude en fait! Ma chance fut le web hongrois - c'est d'ailleurs peut-être ma seule chance, car pour le reste, les contacts furent toujours épouvantables, à quelques rares exceptions près, heureusement qu'il y en eut tout de même....


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bor
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MessageSujet: Re: Festival de Berlin 2011   28.02.11 21:50

Ceci dit, moi, je ne perds pas le fil de la discution initiale, et je pose toujours la question:

comment faire pour aider les Hongrois concernés par la "dictature du pire" du sieur Orbàn et sa clique ?
-- si vous justifiez que cuisine fait partie de la culture, que ceci et cela... ?

Moi je ne vois qu'un truc: faire silence sur les produits hongrois - tant que ne sera pas admis la pluralité des richesses hongroises! Mais vous demandez cela, c'est comme vous coupez l'index, le pouce et peut-être le majeur aussi! Et je vous comprends bien!

Donc face à la dégénérescence culturelle, il n'y a plus qu'à attendre le renouveau, et tant pis pour les victimes d'aujourd'hui... Désolé, mais j'en reviens à ma phrase initiale "d'accusation"... qui a présent est un constat lourd et sans fin proche!

Je sais bien que concrètement, tout cela (mes idées saugrenues comme d'ailleurs nos discutions) ne servent à rien: nous ne changeront pas le cours des choses à si peu et à notre niveau.

Mais y réfléchir, n'est pas vain, du moins pour nous-mêmes: et là, le constat est clair: aucune issue!!

Donc Béla Tarr a raison de ne plus croire possible "plus de lumière", ni même la lumière tout court!

La première fois que je l'ai entendu parler, ce fut un choc, mais j'espérais encore!
Aujourd'hui, il ne reste plus que le miracle pour espérer...

être ou pas être confiant - être ou ne pas être optimiste : voilà la seule question ou la seule réponse! Maigre, ne trouvez-vous pas ?

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bor
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MessageSujet: Re: Festival de Berlin 2011   28.02.11 22:11

En fait, j'aimerais une chose:

que Béla Tarr ait la palme d'or à Cannes 2011 pour son dernier film!

Ce serait mérité (je n'ai pas vu le film, mais ce que j'en sais me suffit pour l'apprécier)
Et là, peut-être ça ferait quelque chose pour freiner m'Orveux (= orban)

sunny un rêve - que Béla Tarr l'ait ?
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lebedias
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MessageSujet: Re: Festival de Berlin 2011   28.02.11 23:44

bor a écrit:

Moi je ne vois qu'un truc: faire silence sur les produits hongrois - tant que ne sera pas admis la pluralité des richesses hongroises! Mais vous demandez cela, c'est comme vous coupez l'index, le pouce et peut-être le majeur aussi! Et je vous comprends bien!


Mais qu’est ce qu’il comprend ce "moi je "?
Un embargo sur les produits hongrois ne pénaliserait à court et moyen terme que le hongrois lambda. Celui-là même qui gagne quelques centaines d’€ par mois, qui croule sous les dettes et qui n’a que peu, voir pas d’accès à la culture.
Honte à celui qui initie des révolutions blotti dans son salon caché derrière l’égide de son écran d’ordinateur sans jamais prendre le pouls d’une société en évolution avec des prétextes qui n'en sont pas ou qui n'en sont plus de nos jours en occident .
Cette société qui dans l’opulence a plus de temps et de moyens à consacrer à l’art et à la culture que lorsqu’elle crève de faim. CQFD.
Zs.
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MessageSujet: Re: Festival de Berlin 2011   01.03.11 1:29

bon, alors vous proposez quoi pour enrayer l'atteinte à la liberté d'expression de grands artistes comme Béla Tarr ?
rien, parce que vous vous en foutez - les artistes, ça ne sert à rien sauf à faire joli quand on veut rouler sa caisse
les artistes, c'est comme les tziganes: on est content qu'ils accompagnent nos plats de grande bouf en soirée en amoureux
mais à part cela, ils n'existent pas ou ce sont des vaux-riens, des sangsues, ou de bonnes cibles pour s'entraîner.... à la Reconquête
donc les artistes, ça fait joli au palmares des valeurs qu'on décline comme un chapelet à l'occasion d'un jeu de séduction ou de fierté
mais le reste du temps, il faut les museler ou les faire produire des navets en chaîne - celui qui veut pas, qu'il crève -
pour amuser le peuple et renflouer les caisses qui servent à enrichir ceux qui puisent dedans, et qui ne sont pas les gens du peuple

bon, je vois que vous écrivez des posts qui vous servirons pour justifier vos bons services de bons citoyens - si un jour vous avez un souci avec votre baraque hongroise et qu'on vous dit "dégage": vous êtes un bon soldat du fidesz en ce qui concerne sa loi coupe-gorge des artistes... merci pour votre contribution (et pour la prune pas mûr donc bien ferme que vous me balancer au passage; je vous en mets une belle aussi, bien mure et juteuse - depuis mon salon doré à l'eau de rose d'époque cromagnon - on est quitte; à la prochaine!)

ET je rappelle que le sujet c'est Béla Tarr et son dernier film (voir post antérieur)
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MessageSujet: Re: Festival de Berlin 2011   01.03.11 1:45

bor a écrit:
bon, alors vous proposez quoi pour enrayer l'atteinte à la liberté d'expression de grands artistes comme Béla Tarr ?
rien, parce que vous vous en foutez - les artistes, ça ne sert à rien sauf à faire joli quand on veut rouler sa caisse
les artistes, c'est comme les tziganes: on est content qu'ils accompagnent nos plats de grande bouf en soirée en amoureux
mais à part cela, ils n'existent pas ou ce sont des vaux-riens, des sangsues, ou de bonnes cibles pour s'entraîner.... à la Reconquête
donc les artistes, ça fait joli au palmares des valeurs qu'on décline comme un chapelet à l'occasion d'un jeu de séduction ou de fierté
mais le reste du temps, il faut les museler ou les faire produire des navets en chaîne - celui qui veut pas, qu'il crève -
pour amuser le peuple et renflouer les caisses qui servent à enrichir ceux qui puisent dedans, et qui ne sont pas les gens du peuple

bon, je vois que vous écrivez des posts qui vous servirons pour justifier vos bons services de bons citoyens - si un jour vous avez un souci avec votre baraque hongroise et qu'on vous dit "dégage": vous êtes un bon soldat du fidesz en ce qui concerne sa loi coupe-gorge des artistes... merci pour votre contribution (et pour la prune que vous me balancer au passage; je vous en mets une belle aussi - depuis mon salon doré à l'eau de rose d'époque cromagnon - on est quitte; à la prochaine!)

ET je rappelle que le sujet c'est Béla Tarr et son dernier film (voir post antérieur)

Aucun artiste ne peut se retrouver dans la vulgarité de ces propos.
Aucun artiste ne veut créer de navets soient-ils en chaîne.
L’élitisme est le propre des orgueilleux et des messieurs « moi je ».
Tous (les orgueilleux) doivent vivre ou survivre et qu’importe le prix.
Zs.



Dernière édition par lebedias le 01.03.11 2:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Festival de Berlin 2011   13.10.11 7:57

Arrow Le film ci-dessous sera en salle à compter du 30 novembre 2011
vu là http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=180388.html
pipacs a écrit:


Ours d'argent remporté par A Torinói Ló (Le Cheval de Turin) de Béla Tarr


Grand Prix au festival de Berlin 2011, The Turin horse risque bien de provoquer une fois de plus l’admiration totale pour le génie du hongrois Bela Tarr, mais aussi le rejet pur eet simple de ceux qui refusent la radicalité de son cinéma contemplatif et hermétique. Comme nous nous plaçons dans la première catégorie, nous ne pouvons pas passer sous silence l’un des films que nous attendons le plus cette année. A noter qu’aucun distributeur français ne s’est porté acquéreur du film, même si son très récent prix à Berlin devrait permettre au film de sortir de l’ombre.
Nous vous proposons de regarder ci-dessous la bande-annonce radicale du long-métrage. Un pied-de-nez à tout ce qui se fait dans le genre, de façon à prévenir les spectateurs de l’originalité du film qu’ils iront voir en salles.


[...]Au Festival de Berlin, il restait à voir le plus surprenant, le plus déroutant et aussi le plus beau film de la sélection : A Torinoi Io (Le cheval de Turin), du Hongrois Bela Tarr, qui dure 145 minutes. Une œuvre époustouflante, ensorcelante, filmée en noir et blanc sans presque pas de dialogues, deux seuls personnages et un cheval.

Deux acteurs, le père et sa fille, Janos Derzi et Erika Bok, qui exercent sur le spectateur une fascination extraordinaire. Il vivent dans un huis clos, se nourrissant de pommes de terre bouillies et buvant l’eau d’un puits. La mise en scène de Bela Tarr est faite de très lents plans-séquences, s’appuyant sur une musique envoûtante de Mihaly Vig. Le très intrigant récit du Cheval de Turin a pour origine un curieux incident qui s’est produit à Turin le 3 janvier 1889.

Ce jour-là, Friedrich Nietzsche sort de la maison située au 6 de la Via Carlo Alberto. Le grand philosophe voit devant lui un cocher de fiacre qui paraît avoir des ennuis avec son cheval récalcitrant. Le cocher crie, perd patience et brandit son fouet. Nietzsche intervient alors par pitié pour le cheval dont il entoure l’encolure de ses bras. La foule de curieux qui s’était approchée aurait vu le philosophe pleurer en faisant ce geste. Par la suite, aidé par sa mère et sa sœur, Nietzsche rentre à la maison où il demeure sous le choc, plongé dans le silence et la démence jusqu’à sa mort survenue dix ans plus tard. Le film de Bela Tarr s’intéresse à la suite de cet incident, ce qu’il est advenu du cocher et de son cheval. On part alors dans un voyage dans la nuit des temps, une descente aux enfers.
Arrow Suite ici


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MessageSujet: Re: Festival de Berlin 2011   13.10.11 12:25

Merci pour l'info, pas sûr qu'il soit diffusé dans ma ville, mais passera sur une chaine cablée de cinéma, comme sont passés un grand nombre de films hongrois en VO déjà, ou voire sur Arte encore plus tard, je pense que Clavis films, spécialiste de Béla Tarr, l'éditera un jour

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MessageSujet: Re: Festival de Berlin 2011   05.11.11 21:53

Dans le cadre du festival d'automne à Paris au centre Pompidou Arrow retrospective intégrale de Béla Tarr, en présence du cinéaste .Du 29 novembre 2011 au 2 janvier 2012
Pas trouvé non plus d'autres traces d'interview ou d'article que Arrow que celui ci, évoqué par Bor , puis effacé, Pourquoi, c'est pénible ça! des posts édités et effacés, sans explications

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MessageSujet: Re: Festival de Berlin 2011   11.12.11 18:30



Arrow Ecouter l'interview de Béla Tarr diffusée ce jour sur France inter


Autre interview filmée du cinéaste:arrow: ici sur le site "allo ciné", à l'occasion de la sortie de son dernier film






et pour essayer de comprendre le cinéma de Béla Tarr, Arrow quelques clés du philosophe Jacques Rancière qui lui a consacré un ouvrage


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MessageSujet: Re: Festival de Berlin 2011   17.12.11 1:00

Merci Pipacs,
C'est cette Hongrie et ces hongrois qui me fascinent tant, pas seulement Béla, mais aussi et surtout ces gens qu'il parvient à décrire si justement.
Zs.
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MessageSujet: Re: Festival de Berlin 2011   Aujourd'hui à 23:03

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Festival de Berlin 2011
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