Forum sur l'amitié entre les peuples d'Europe Centrale et d'Europe Orientale

Tout sur la gastronomie, l'histoire, l'actualité, les voyages en Europe Centrale et en Europe Orientale.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Un écrivain

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
pipacs
Admin
Admin


Nombre de messages : 1523
Date d'inscription : 20/09/2005

MessageSujet: Un écrivain   25.02.10 14:04

Un ami m'a parlé avec enthousiasme d'un écrivain contemporain polonais que je ne vais pas tarder à lire, le connaissez vous?
Il s'agit de Arrow Andrej Stasiuk

Arrow Une petite bibliographie
j'ai retenu également Arrow cet ouvrage



* La présentation de l'éditeur

«J'aime ce bordel balkanique, hongrois, slovaque et polonais, cette merveilleuse pesanteur de la matière, ce sublime endormissement, ce je-m'en-foutisme face aux faits, cet esprit de suite dans la saoulerie à midi pile.»

Sur la route de Bahadag est un voyage à travers l'«Autre Europe» : en Pologne, Slovaquie, Slovénie, Albanie, Moldavie, Hongrie et Roumanie. Stasiuk parcourt cet espace par tous les moyens ; en train, en stop, en bateau, il cherche à saisir au plus près le rapport au monde des habitants de cette région. À la recherche d'indices, il scrute avec tendresse tout ce qui s'offre à son regard : paysages, lumière, animaux, odeurs, pièces de monnaie, photos... L'intensité de ses souvenirs et la chaleur de ses descriptions donnent au lecteur envie d'explorer à son tour cette Europe méconnue.

critiques
* La revue de presse Marc Semo - Libération du 24 mai 2007

Il a la verve d'un Nicolas Bouvier pour raconter ce monde que, depuis la chute du mur, il a sillonné hors des grandes villes et des sentiers battus. Un univers déglingué après un demi-siècle de communisme, fataliste, débordant de vie comme de trafics en tout genre et surtout de lucidité désabusée...
C'est un récit lent, fragmenté, plein de digressions et de retours en arrière dans le temps ou l'espace. Le livre semble dépourvu de plan, sinon celui de l'humeur de son auteur dont les phrases fulgurantes se perdent parfois dans leurs propres méandres. Qu'importe, la magie fonctionne à plein. Andrzej Stasiuk sait raconter : condamné comme déserteur dans les dernières années du communisme, il assure volontiers dans ses interviews avoir appris le pouvoir du verbe en prison : «Les bons conteurs allaient de cellule en cellule, prêtés contre des cigarettes ou de l'argent.» Il met en scène «le foutoir slave», «ce je-m'en-foutisme face aux faits, et esprit de suite dans la soûlerie à midi pile». Il raconte l'infinie tristesse des steppes hantées de la mémoire des révoltes paysannes écrasées, comme les petites villes ouvrières avec leur Kombinat grandes unités de production socialistes désormais rouillé. Il ne baragouine que quelques mots des langues du cru, mais cela lui suffit pour d'extraordinaires rencontres et portraits.

* Les premières lignes

Cette peur-là

Oui, juste cette peur, ces recherches, traces, his­toires qui ont pour dessein de voiler l'inaccessible ligne d'horizon. C'est de nouveau la nuit et tout s'éloigne, disparaît, recouvert par le ciel noir. Je suis seul et il me faut me remémorer les événements, parce que la peur de l'infini s'abat sur moi. L'âme se dissout dans l'espace à la manière d'une goutte d'eau dans les profondeurs de l'océan et moi, je suis trop lâche pour le reconnaître, trop vieux pour pouvoir accepter la perte, et je crois que ce n'est que par le visible que l'on peut ressentir de l'apaisement, que mon corps ne retrouvera refuge qu'au-dedans du corps du monde. J'aurais aimé être enterré dans tous les endroits où je suis allé et où j'irai encore. Ma tête parmi les collines vertes du Zemplén, mon coeur quelque part en Transylvanie, ma main droite dans la Čarnohora, la gauche à Spišska Belá, ma vue en Bucovine, mon odorat à Răşinari, mes pensées peut-être quelque part par ici... C'est comme ça que je me l'imagine cette nuit, tandis que le torrent gronde et que le dégel réduit peu à peu les plaques de neige blanches. Je me rappelle ces temps anciens où ils étaient si nombreux à partir sur la route avec, sur leurs lèvres, les noms des villes lointaines qui réson­naient comme des formules magiques - Paris, Londres, Berlin, New York, Sydney... Pour moi, c'étaient des endroits sur la carte, points rouges ou bien noirs égarés au milieu des immensités vertes ou bleu ciel. Je ne parvenais pas à éprouver du désir pour de simples sonorités. Les histoires qui s'y rattachaient étaient pure fiction. Elles comblaient le temps et l'ennui. En ces temps anciens, tout voyage lointain s'apparentait à une fuite. Il sentait l'hystérie et la désespérance.

Arrow Présentation du livre

Arrow également ici

Arrow Un autre article

_________________
Revenir en haut Aller en bas
olahus
modérateur
modérateur


Nombre de messages : 2381
Localisation : Bucarest, Roumanie
Date d'inscription : 21/09/2005

MessageSujet: Re: Un écrivain   26.02.10 1:35

j'adore que dans le titre est une petite ville roumaine, Babadag


Smile

_________________
-->
MaghiaRomania: Tout sur les Hongrois de Roumanie.
Revenir en haut Aller en bas
http://surpriseroumaine.blogspot.com/
pipacs
Admin
Admin


Nombre de messages : 1523
Date d'inscription : 20/09/2005

MessageSujet: Re: Un écrivain   26.02.10 18:13


lac Babadag, dans le Delta, c'est très beau! et sa mosquée

Le plus vieux monument d’architecture musulmane de Roumanie (XVIIe siècle), très joliment rénové en 1999 et dont le minaret mesure 23 m de hauteur. Cet édifice est lié aux pèlerinages que les Turcs effectuaient sur le tombeau du derviche Baba Sari Saltac
Very Happy, il y a aussi une viille homonyme en Turquie , on dirait

_________________
Revenir en haut Aller en bas
olahus
modérateur
modérateur


Nombre de messages : 2381
Localisation : Bucarest, Roumanie
Date d'inscription : 21/09/2005

MessageSujet: Re: Un écrivain   26.02.10 20:06

merci

j'ai honte, mais j'avais oublie qu'il y a aussi un lac

oui, la mosquee a l'air interessant, je doute que le reste de la ville soit si joli Je me rapelle avoir vu des photos avec des blocs gris- bon, comme pas mal de villes roumaines- et avoir lu que c'est une ville triste, pauvre. Mais peut-etre l'arivee des militaires americains (ils ont une base d'entrenement a Babadag) a change qque chose

Baba Dag veut dire en turc "le Mont du Pere".

_________________
-->
MaghiaRomania: Tout sur les Hongrois de Roumanie.
Revenir en haut Aller en bas
http://surpriseroumaine.blogspot.com/
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Un écrivain   Aujourd'hui à 11:54

Revenir en haut Aller en bas
 
Un écrivain
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Jacques Mallouet, un écrivain qui a marqué le Cantal
» Moi, je veux être écrivain !
» Docteur HOUSE écrivain !!!
» Taille de pudica
» L’herboristerie d’hier à aujourd’hui

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum sur l'amitié entre les peuples d'Europe Centrale et d'Europe Orientale :: Ouvrages et auteurs-
Sauter vers: