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 Action en faveur des Roms à Bruxelles

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MessageSujet: Action en faveur des Roms à Bruxelles   20.10.05 17:41

Mendicité : misère ou business ?


La mendicité dans nos rues prend des proportions parfois inquiétantes. La présence d’enfants provoque un malaise, voire un sentiment de révolte. A côté de réseaux organisés de mendicité, il existe des problèmes culturels liés à des populations souvent victimes d’exclusion dans leur pays d’origine, tel est le cas des roms…

Qui n’a jamais vu une femme en vêtements bariolés, assise par terre avec un enfant, qui mendie, une autre, vêtue et voilée de noir agenouillée devant un gobelet en carton contenant quelques petites pièces ? Ici une très jeune musicienne, toujours avec le gobelet, et le sourire. Là, une grand-mère, avec un ou deux petits, qui tend la main…

Visibles. Trop visibles. Des Roms. On jette quelques centimes parfois. Et parfois, on s’indigne : filières, traite, maltraitance… « Ces situations choquent très fort les gens », confirme Carine Vyghen, échevin des Affaires Sociales à Bruxelles-ville. « Mais le problème est complexe ». Intervenir est délicat. « Cette communauté se distingue des autres primo-arrivants par une méfiance toute particulière vis-à-vis des organismes susceptibles de les épauler. Une méfiance essentiellement due au racisme auquel ils ont dû faire face dans leur pays d’origine et à la barrière de la langue puisque la plupart d’entre eux sont analphabètes ».

Au Parlement bruxellois, Carine Vyghen a mis en place un groupe de travail concernant la mendicité des enfants roms. « Notre objectif est de lutter pour la scolarité, l’encadrement des petits enfants, mettre tout un contexte en place autour de la famille. Favoriser l’intégration. Il ne s’agit pas de favoriser l’illégalité. Au contraire, mais d’agir pour l’enfant qui n’a pas choisi cette situation. Le sortir de la rue. »

Enfants aimés

Laurent Demoulin, de l’association Diogènes, est régulièrement confronté à cette réalité. Constat : « S’il y a des mendiants avec des enfants, en rue, ce sont toujours des Roms ; des mères avec leur enfant, des oncles, etc. Une situation familiale. Même si on a parfois l’impression que l’enfant se retrouve seul en rue, il est le plus souvent sous la surveillance étroite d’un adulte ou à quelques mètres de sa mère. Ils mendient pour survivre et non pas parce qu’ils seraient victimes de réseaux mafieux. Du moins nous n’en avons pas remarqué. Et contrairement à ce que l’on croit souvent, ces enfants ne sont pas maltraités. Ils sont aimés. »

Mais leur mère, ou leur tante, ou leur grand-mère, ne peut faire autrement que de les emmener, pour ne pas perdre une journée de mendicité ? Par peur aussi d’en être séparée en cas d’expulsion… Question de culture aussi. « Traditionnellement, ces enfants restent dans la famille. Ils ne vont pas à l’école avant 7 ans. La crèche serait vécue comme un abandon ? A l’inverse, à partir de 15 ans, un adolescent est considéré comme un adulte ? Avec ses choix et ses responsabilités. »

Ces Roms viennent de Roumanie et de Bulgarie, où ils sont, depuis des siècles, victimes de discriminations, de racisme, d’exclusion, de violence. Ils vivent dans des conditions précaires en termes de logement, d’emploi, de santé. Ils partent alors ailleurs pour une vie meilleure. En famille, toutes générations confondues.

Cercle vicieux

Ailleurs, c’est ici. Et pour beaucoup, un cercle vicieux commence. Ils introduisent une demande de séjour pour motif humanitaire sur base de l’article 9 de la loi du 15 décembre 1980. « Une disposition qui ne leur donne droit à rien depuis sa modification suite aux « voyages organisés » de certains Ouzbeks pour venir régulièrement chercher leur allocation. Ils n’ont droit ni à la légalité, ni à une aide sociale, ni à un logement. Mais pour introduire cette demande, il faut un domicile. »

Pour un logement, il faut de l’argent. C’est l’engrenage : il faut trouver des sources de revenus pour survivre. « Or, ils sont souvent analphabètes, et ne disposent pas des circuits de travail au noir que montent des immigrés d’autres origines. Alors ils mendient, ou vendent des fleurs, lavent des vitres de voitures aux carrefours, jouent de la musique, pour survivre, et payer les marchands de sommeil. Les seuls à fournir – cher – une adresse à ces familles ».

Ecole : perte de temps

La scolarisation pose aussi problème. Souvent les enfants n’ont pas de tartines, pas de repas, alors qu’en rue ils sont nourris… "L’école est chère. Et encore plus pour eux, d’autant que l’on perdrait du temps de mendicité à aller conduire et chercher les enfants à l’école », reprend Laurent Demoulin. « Par ailleurs, dans la conception des Roms, l’école doit tout prendre en charge : l’enseignement et l’éducation, sinon les enfants n’ont pas d’horaires, pas de règles. Culturellement, leurs attentes sont très différentes des nôtres. Ils reconnaissent l’utilité d’un cours de français, mais pas des autres activités scolaires, comme le bricolage. Elles n’ont aucun intérêt dans leur logique de survive. »

Une mentalité difficile à cerner, une langue inconnue : l’approche de ces familles est délicate. C’est pourquoi l’association a engagé Daniela, rom elle-même, d’origine roumaine. Elle explique, veut comprendre, nouer le dialogue et jeter des ponts … Un premier pas dans la rue.

Anne GILAIN
(Extrait du « VLAN », journal belge des Petites Annonces)

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faj
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MessageSujet: Re: Action en faveur des Roms à Bruxelles   30.05.06 12:31

Oops il y a justement des activités romani à Bruxelles en ce moment.

LU-MA-ME 29-30-31.05 à 18.30 - Nouveau Marché aux Grains

Cycle de débats – Cyclus van debatten en coll. avec Tscherga asbl
Cabaret tzigane "A Romani Experience"
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Action en faveur des Roms à Bruxelles
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