pipacs Admin


Nombre de messages: 1394 Date d'inscription: 20/09/2005
 | Sujet: Les fauves hongrois Dim 22 Juin 2008 - 11:11 | |
|  DU 21 juin au 12 octobre 2008 , au musée d'art moderne de Céret(Pyrénées orientales), dans la ville de la cerise, le temple du fauvisme révèle de flamboyants hongrois
A travers environ 160 oeuvres provenant des plus prestigieuses collections publiques et privées hongroises et internationales (France, Allemagne, Etats-Unis...), l'exposition évoque cette aventure passionnante du fauvisme hongrois de 1904 à 1914, très liée à la création du mouvement fauve en France et notamment au travail de Matisse.
Au tout début du XXème siècle, l'interminable règne de l'empereur François-Joseph pousse de jeunes rapins à changer d'air.ils vont le pre,dre à Paris, capitale des avant gardes. La bombe colorée du fauvisme y éclate en 1905, au Salon d'Automne. Les peintres hongrois fréquentent les mêmes ateliers que Matisse, Marquet, Manguin, ... Mais c'est d'abord Van Gogh et Gauguin qui inspirent leurs paysages lorsqu'ils retournent à Nagybanya, une colonie d'artistes( en Roumanie maintenant). Des chemins roses contrastent avec le jaune des maisons, le vert tendre des prés, le violet des églises.La couleur vibre , mais reste sagement cantonnée dans un trait simplifié.L'école de Pont Aven semble influencer Sándor ZIFFER




Deux peintres se détachent parmi la vingtaine présentée.Béla CZÓBEL, un des premiers à s'installer en France, a une luxuriance chromatique et un sens de la composition(rue de Paeis, Peintres à la campagne) qui égalent Bonnard.



Une violence expressionniste sculpte les nus féminins de Robert Bereny.Un auto portrait tout en autodérision, une provocante femme au verre, disent encore la force et la liberté de ce peintre.



Tous les Fauves hongrois n'atteignent pas ce niveau.S'ils n'inventent rien, ces artistes assimilent à leur façon l'expérience parisienne, apportant leur propre touche.
Eace à des baigneuses cézanniennes comme il se doit , voici une inattendue série de garçons prenant des poses au bord d'une rivière.Scènes urbaines, natures mortes, portraits.... Le cousinage avec les Fauves français apparait dans chaque salle, jusqu'aux modèles coquins et flamboyants de Jozsef Rippl-Rónai.



Ce dernier est à part.Ami d'Aristide Maillol, il avait résidé en 1899 à Banyuls.Mais la production de cette époque est curieusement atone.
Bannis sous le communisme, les Fauves hongrois ont été récemment réhabilités à Budapest.Ils le méritent Jean-Marie Gavalda/ Le Midi Libre
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